Compte administratif 2015

Compte administratif 2015

  Monsieur le Président et chers collègues, cela ne vous étonnera pas que je ne qualifierai pas de “remarquable” cette présentation. L’image qui me vient à l’esprit, ce serait plutôt un écran de fumée sur cette année 2015. En effet, pour examiner ce compte administratif, nous avions le choix, soit entre une trentaine de pages d’une écriture serrée ou 7 pages d’un Powerpoint réduit à sa plus simple expression avec un camembert pour les dépenses et un camembert pour les recettes. Pas de comparaison avec une année N – 1, certes compliquée, mais il y avait tout de même certainement des repères possibles. Ces calculs ont bien été faits par la Commission locale d’évaluation des ressources et des charges transférées (CLERCT). Vous nous avez vous-même présenté une réévaluation de l’indemnité de compensation, donc vous aviez bien des éléments de comparaison. Donc pas de comparaison avec une année précédente mais même

Aide à domicile

Aide à domicile

  Monsieur le Président, chers collègues, cette délibération a été étudiée par la commission finances, institutions, ressources et organisation territoriale car elle a pour objet la convention avec la Caisse nationale de solidarité et d’autonomie. Certes, il y a indéniablement un aspect financier mais il eût été opportun de traiter ce sujet en commission développement solidaire et action sociale pour en étudier le contenu. Finalement, ce n’est que la énième répétition du dédain pour le travail en commission -comme cela a été dénoncé par madame Dominique Nachury lors du Conseil métropolitain- concernant l’élaboration du schéma métropolitain des solidarités. Sur la politique des SAAD, notre groupe, par ma voix, vous avait déjà interpellé en décembre sans que cela ait le moindre impact. Nous nous interrogions d’ailleurs sur la limite de l’agrément actuel des structures et nous proposions de travailler sur leur taille, leur capacité à travailler en partenariat pour améliorer leur

Développement des transports à l’Est

Développement des transports à l’Est

  Monsieur le Président, chers collègues, notre groupe se prononcera bien évidemment favorablement sur cette proposition de subvention. Tout ce qui peut concourir au bien-être des salariés et des entrepreneurs de nos territoires est le bienvenu. Les mesures mises en œuvre pour faciliter les modes de transports alternatifs à la voiture ou sinon au covoiturage concourent à ce bien-être. Je pense que nous en sommes tous conscients. Les entreprises, elles, le sont, je vous l’assure. La qualité des liaisons routières ou autoroutières, la proximité des gares et aéroports jouent indéniablement leur rôle sur le choix d’implantation. La qualité de vie proposée aux salariés est un facteur de plus en plus pris en considération. Et, dans cette perspective, la question du transport est prépondérante. Ceci étant dit -et le rapport que nous examinons l’énonce clairement-, il y a un déficit de transports en commun sur le territoire de l’est et notamment

Cours d’Herbouville : concertation ?

Cours d’Herbouville : concertation ?

  Monsieur le Président et chers collègues, on parle ce soir d’une délibération qui mobilise un budget important pour notre collectivité (1 M€) et qui concerne un projet d’aménagement attendu depuis longtemps par les habitants de ce cours, en quelque sorte les parents pauvres du quatrième arrondissement. Mais cette délibération appelle de ma part deux réflexions, une sur le fond et une autre sur la forme. D’abord, sur le fond, ce projet est censé privilégier les espaces verts ; nous sommes ravis, c’est une très bonne chose bien sûr. Mais cet aménagement va surtout supprimer sur le cours d’Herbouville environ 80 places de stationnement, c’est-à-dire près d’un quart de ce qui existe aujourd’hui ; cela se rajoute malheureusement aux 30 places déjà supprimées sur la place Chazette à l’occasion du réaménagement du tunnel modes doux. Pour avoir longtemps travaillé sur ce cours, je peux vous dire que le stationnement pour

Qualité de l’air

Qualité de l’air

  Monsieur le Président, chers collègues, l’objet de cette délibération est d’améliorer la qualité de l’air de notre Métropole. La présentation qui a été faite par notre collègue Thierry Philip est complète et nous donne des éléments d’appréciation qui sont d’un grand intérêt. Notre groupe Les Républicains et apparentés ne votera pas contre et votera positivement dès lors qu’il s’agit de favoriser la santé de nos habitants ainsi que la qualité de notre environnement. Le point particulier est que cette délibération mentionne un certain nombre de principes dans les trois domaines qui génèrent une pollution de l’air : transports et mobilité, habitat et activité économique. Pour autant, nous avons plusieurs interrogations quant aux moyens qui seront mis en œuvre pour arriver aux objectifs fixés par le plan Villes respirables en cinq ans, mis en place par le Gouvernement et pour lequel notre Métropole a été retenue. Ces engagements nous obligent

Eau : encore quelques euros !

Eau : encore quelques euros !

  Monsieur le Président et chers collègues, juste quelques mots pour dire que cette délibération qui propose d’augmenter la redevance perçue par la Métropole et payée par les usagers pour l’eau potable est en hausse modérée de 0,40 %, qui se justifie à la fois -vous l’avez dit- par le suivi de l’augmentation du coût de service constitué par l’INSEE et par le besoin d’assurer le financement des travaux nécessaires à l’entretien du réseau. Pas de difficulté particulière sur le principe, si ce n’est le constat, monsieur le Président, que votre méthode est toujours la même : augmenter les impôts et les taxes de manière générale. Alors que nous venons d’examiner le compte administratif 2015 et de constater encore une fois votre augmentation des taux d’imposition de cinq points pour l’année 2015, ces quelques euros de plus, désormais récurrents sous des formes diverses, n’ont pas servi à l’investissement mais à

Aménagement de l’Yzeron

Aménagement de l’Yzeron

  Monsieur le Président et chers collègues, la délibération soumise à notre assemblée traite de l’aménagement hydraulique du bassin versant de l’Yzeron et de ses affluents. Ce projet, porté depuis plusieurs années, est en cours de réalisation. Il est évidemment très important pour l’ensemble des habitants des communes du bassin versant puisqu’il s’agit de la protection de nos populations contre les inondations. En 1999 et en 2002, la Communauté urbaine s’est engagée, par délibération, au financement des travaux nécessaires à la gestion hydraulique de l’Yzeron. Il faut rappeler que ce montant présentait 50 % des travaux estimés à cette époque. En 2006, suite aux crues de 2003 et de 2005, le programme initial a été réactualisé, portant le montant global de l’opération à 17,3 M€. L’ensemble des financeurs a alors maintenu son principe d’intervention. Pour la Communauté urbaine, cet engagement s’est traduit par un courrier du Vice-Président délégué à l’eau

AMORCE

AMORCE

Monsieur le Président, chers collègues, une simple explication de vote. Le travail des associations est souvent de qualité, donc tout le monde peut le voir, AMORCE édite des guides pour les élus locaux qui sont unanimement reconnus de grande qualité. L’association permet également la défense des intérêts de ses adhérents dans les différentes commissions parlementaires. La Métropole est bien représentée au Sénat mais ce sera peut-être un rôle primordial dans les années à venir, quand la loi d’exception spéciale permettant le cumul des fonctions parlementaires et de Président de la Métropole n’existera plus. Mais cela, c’est un détail. L’accompagnement des adhérents sur les thématiques déchets, énergie climat et réseaux de chaleur recueille aussi des appréciations très positives. Aujourd’hui, le constat est que les associations travaillent énormément, elles travaillent bien. Mais est-ce que tout ce qu’elles font est utile ? Dans le cas d’AMORCE, c’est utile. Cependant, on se pose la question

ZAC Part-Dieu

ZAC Part-Dieu

Monsieur le Président, dans la ligne un peu de ce qui a été dit, nous aurions souhaité que ce dossier échappe à la Commission permanente, Commission permanente à laquelle nous ne participons pas. La réponse que vous avez apportée répond en partie à ces interrogations pour le dossier particulier de la Part-Dieu mais pas sur le fonctionnement de la Métropole. La Métropole est une nouvelle entité que je découvre aujourd’hui mais je m’aperçois que ce sont les mêmes fonctionnements. Notre opposition a été écartée de la Commission permanente et vous faites peu cas de son avis et vous ne l’écoutez même pas, à défaut de l’entendre. Pour ces motifs, nous voterons contre cette délibération.

ANAH Aides à la pierre

ANAH Aides à la pierre

Merci. Monsieur le Président et chers collègues, le présent rapport appelle deux réflexions de notre groupe. La première est une satisfaction car l’Etat augmente enfin ses aides vers les propriétaires privés après avoir porté plusieurs coups à la construction, à la notion même de propriété privée (voir la loi ALUR). Il me semble que, du côté de Paris, on ait compris que le tout logement social n’est pas ni une fin en soi ni la solution ultime. Avec ce rapport, on avance vers la reconnaissance d’un vrai parcours résidentiel car, dans les quartiers populaires, surtout de logement social, on trouve souvent quelques propriétés et leurs habitants sont loin d’être des privilégiés. Ce sont des gens qui ont souvent investi le fruit d’une vie de travail pour se construire un capital. Ce sont des personnes qui voient la valeur de leur bien se dégrader en même temps que les conditions de

Gestion sociale urbaine de proximité

Gestion sociale urbaine de proximité

Merci. Monsieur le Président et chers collègues, ce rapport nous paraît plutôt intéressant puisqu’il permet aux quartiers en politique de la ville de bénéficier d’aides de la Métropole au titre de la gestion sociale et urbaine de proximité. Disons que, dans l’amélioration du cadre de vie, les habitants sont une priorité du contrat de ville -l’inverse aurait été surprenant- et que les plans d’actions portent sur la gestion quotidienne du cadre de vie, la participation des habitants, l’éco-citoyenneté, l’insertion sociale, la lutte contre la précarité. Parmi toutes ces belles intentions, nous sommes tout de même heureux de dire que la sécurité, la tranquillité des habitants figurent dans cette liste. En effet, la sécurité est le socle sur lequel peuvent se construire les relations sociales. Comment imaginer qu’un habitant ait envie de participer à la vie collective ou adopter des gestes écocitoyens s’il assiste, impuissant, à des démonstrations de force de

Plan local d’urbanisme et de l’habitat

Plan local d’urbanisme et de l’habitat

  Monsieur le Président, je ne suis pas sûr qu’on ait le quorum mais on ne va pas faire durer inutilement notre séance. Ce rapport nous amène à faire plusieurs remarques de fond sur la révision de notre PLU-H. Sur le rapport en lui-même, nous nous étonnons de cette dépense complémentaire de 732 000 € pour finaliser cette révision. Il nous semble que les causes évoquées, les évaluations environnementales, le contexte législatif et le volume des études auraient pu être anticipés. De l’inquiétude aussi lorsque l’on nous annonce que cette somme va être ponctionnée sur les budgets d’études inscrits à la PPI : nous comprenons donc que des projets de Communes ne pourront pas être étudiés du fait de cette ponction. Ce rapport nous permet aussi de vous remonter, monsieur le Président, les incompréhensions des populations et de leurs élus quant aux conséquences de la densification urbaine que vous avez