Procédure d’urgence-Cité de la gastronomie

Procédure d’urgence-Cité de la gastronomie

Merci, monsieur le Président. Vous nous demandez aujourd’hui d’accepter, sans avoir pu en débattre en commission, une procédure de vote en urgence pour un dossier majeur de la Métropole : la création d’un fonds de dotation destiné au financement de la Cité de la gastronomie à Lyon. Il y a plus de trois ans que ce projet est dans les cartons. Il aurait mérité un débat en commission au minimum, voire plus. Finalement, vous vous créez votre propre urgence et vous voulez l’imposer à notre assemblée. Ce n’est pas acceptable quand on parle d’un tel budget. Or, voilà que vous nous le présentez “entre la poire et le fromage”, en confondant vitesse et précipitation. De quoi avaler de travers ! Autant le dire clairement, la méthode nous semble totalement injustifiée pour un dossier de cette importance. Décidément, ce projet de Cité de la gastronomie, mal ficelé dès le départ, dans

Cité de la gastronomie

Cité de la gastronomie

Monsieur le Président, l’urgence ayant été acceptée par notre assemblée malgré notre opposition, nous voici donc contraints d’examiner votre proposition de création d’un fonds de dotation pour la Cité internationale de la gastronomie. Je dis « contraints » car l’utilisation de la procédure d’urgence -nous l’avons vu longuement- n’a pas permis à ce dossier d’être examiné en commission, ce que nous regrettons, de nombreuses zones floues restant à éclaircir. A ce titre, vous nous donnez d’ailleurs raison quand, ce matin, en Commission permanente, vous avez jugé utile de briefer votre majorité sur ce dossier. Il est dommage que vous ayez réservé vos explications à une assemblée à la composition peu représentative de notre collectivité. Une fois encore, votre mode de gouvernance laisse à désirer. Par la création d’un fonds de dotation, vous nous proposez aujourd’hui d’avoir recours à un véhicule juridique efficace et créé, il faut le rappeler, en 2008

Institut Français de la Civilisation Musulmane

Institut Français de la Civilisation Musulmane

Merci, monsieur le Président. En préambule, monsieur le Président, je m’étonne que l’on puisse entrer aussi facilement dans cette enceinte qui doit être un lieu de débats sereins, d’autant que vous avez été vous-même victime de l’attitude de ces voyous qui n’ont rien à voir avec la République. Et, bien évidemment, cette situation, je l’espère, est la dernière. On a déjà eu des situations antérieures qui posent un vrai problème, et du public -et particulièrement aujourd’hui- et de l’ensemble des élus du Conseil de la Métropole. En préalable, monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport sur la création de l’Institut français de civilisation musulmane porte à nos discussions pas seulement une demande de subvention, même si celle-ci est élevée, mais bien une réflexion sur notre vision de la République et de ses principes fondateurs. Cette réflexion est tout aussi particulière à Lyon où, par l’histoire de la ville, les

Musée des Tissus et des Arts décoratifs

Musée des Tissus et des Arts décoratifs

Merci, monsieur le Président. Lors de notre Conseil du 1er février dernier, François-Noël Buffet vous avait interrogé concernant la position de la Métropole quant au devenir du musée des Tissus et des Arts décoratifs. Vous nous aviez alors expliqué qu’il était difficile pour la Métropole de prendre une charge financière supplémentaire. Un peu plus de cinq mois sont passés et nous votons une subvention exceptionnelle de 125 000 €, la Ville de Lyon ayant fait de même ; la Région s’est engagée à hauteur de 250 000 € et l’Etat pour la même somme. Le musée des Tissus n’est bien sûr pas sauvé pour autant mais nous pouvons nous réjouir de ces soutiens qui vont permettre de ne pas fermer ce musée dans un premier temps et de trouver des solutions pérennes, la CCI ayant elle-même différé sa décision de retrait. Nous nous réjouissons, monsieur le Président, que vous soyez

Politique sportive métropolitaine

Politique sportive métropolitaine

Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport est un rapport de principe qui doit fonder les orientations stratégiques de la politique sportive de la Métropole. Or, on constate qu’il n’apporte aucune modification substantielle à la pratique antérieure. Tout au plus formalise-t-il l’unité des interventions suite à la fusion du Département et de la Communauté urbaine. Depuis la réunion du 8 octobre 2015 qui nous annonçait une réflexion devant mener à une grande délibération-cadre, on s’aperçoit qu’il n’y a rien de plus. On se demande dès lors pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour sortir ce rapport. D’une manière générale, monsieur le Président, on attend votre vision sur la politique sportive. Quelle est votre volonté ? Développer le sport de haut niveau par les clubs professionnels ou favoriser, à l’inverse, le sport pour tous ? Développer l’offre pour créer la demande et donc mener une politique d’équipement, aider

Quartier du Tonkin

Quartier du Tonkin

Monsieur le Président, mes chers collègues, vous nous proposez de voter au travers de ce rapport une autorisation de programme relative à la liquidation des ZAC Tonkin II, Tonkin III et Charpennes Wilson à Villeurbanne. Si cette individualisation d’autorisation de programme est toute légitime, elle me permet de vous interpeller, monsieur le Président, sur le montage de cette ZAC. Le quartier du Tonkin est connu pour son architecture, sa proximité avec le poumon vert qu’est le parc de la Tête d’Or, sa clinique, sa proximité avec La Doua, mais aussi par son urbanisme d’un temps passé, peu pratique, peu lisible et permettant toutes les incivilités. Prenons l’exemple -si vous le permettez- du bureau de Poste de la dalle des Samouraïs : véritable service public, ce bureau de Poste périclite, non pas tant par la disparition du courrier mais par l’impossibilité qui est faite aux transporteurs de fonds de faire leur

Rénovation du quartier Bottet

Rénovation du quartier Bottet

Merci, monsieur le Président. Chers collègues, depuis onze ans que ce dossier a fait l’objet d’une signature par l’ensemble des partenaires de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine), il arrive enfin dans une étape opérationnelle. Le temps a pu sembler long et heureusement que ces deux dernières années ont permis de tout débloquer et de démarrer les premiers chantiers, sinon nous doutons fort que l’ANRU aurait accepté de patienter indéfiniment. Je rappelle que c’est en 1997 que ce projet a été évoqué pour la première fois et, en 2014, nous étions encore bien loin de la phase opérationnelle. Nous sommes donc heureux de pouvoir poser la première pierre dans les prochains mois. L’intérêt du Bottet -je le dis régulièrement dans cette enceinte- dépasse très largement le simple cadre d’une commune de 31 000 habitants. L’enjeu de la réussite de cette opération est métropolitain et le présent rapport -que notre

Parc-Relais Grandclément Gare

Parc-Relais Grandclément Gare

Merci. Monsieur le Président, monsieur le Vice-Président délégué à l’urbanisme, mes chers collègues, vous nous proposez de voter au travers de ce rapport une autorisation partielle d’autorisation de programme pour le secteur Grandclément gare. Si nous ne pouvons que nous féliciter de voir ce quartier évoluer et se transformer, ce rapport nous permet de vous questionner sur le devenir du parc-relais TCL de la gare de Grandclément. A compter d’octobre 2016, Les travaux de C3 vont impacter durablement la localisation du marché Grandclément, marché qui -je le rappelle- est le deuxième marché de Villeurbanne. Un accord aurait été trouvé pour que le marché des produits manufacturés occupe l’actuel parc6relais TCL durant la période des travaux. Si cet accord nous semble tout à fait acceptable, qu’en sera-t-il dans le futur ? Ce parc-relais est important pour notre commune, pour les abonnés des TCL, et ce d’autant plus avec l’arrivée prochaine de

Schéma Hôtelier

Schéma Hôtelier

Monsieur le Président, mesdames et messieurs, si nous partageons le diagnostic posé par ce schéma de développement de l’hébergement touristique, il n’en va pas de même concernant les orientations fixées et leur future traduction dans le PLU-H. Alors que, parmi les critères objectifs pour définir les localisations préférentielles, vous citez de nombreuses centralités urbaines et polarités économiques de l’est lyonnais, il ressort que la future concentration hôtelière se fera sur Lyon et à sa proximité. Le zonage envisagé, qui a été brièvement présenté lors des rencontres CTM-PLU-H, même si -vous l’indiquez- “il pourra faire l’objet d’échanges particuliers afin de parvenir à une organisation territoriale concertée”, nous interpelle fortement. Il méconnaît certaines réalités économiques et ignore, dans certaines communes, totalement les implantations actuelles qui constituent pourtant de fortes polarités existantes. Malgré la présence d’Eurexpo, de deux aéroports, d’une gare TGV, de nombreuses zones d’activités et de parcs technologiques, vous vous obstinez

Déclassement des autoroutes A6 et A7

Déclassement des autoroutes A6 et A7

Monsieur le Président, mes chers collègues, je ne prendrai pas de précautions oratoires : le projet de délibération qui nous est proposé est mauvais en l’état actuel des choses. Entendons-nous bien : le déclassement des autoroutes A6 et A7 dans les secteurs urbains de la Métropole et de la ville de Lyon, nous y sommes tous favorables ; je ne pense pas qu’un seul membre de notre assemblée puisse s’y opposer sur le principe. Comme cela a été rappelé à de nombreuses reprises et fort justement, la traversée du coeur de la Métropole par une infrastructure autoroutière ne correspond plus, et ce depuis longtemps, aux enjeux de déplacements contemporains. Mais il y a un monde entre le principe et son application. Et c’est là que le bât blesse ! Très concrètement, en commission déplacements et voirie le 30 juin dernier, vous nous avez présenté un dossier faisant apparaître notamment les

Aménagement du quartier Grolée

Aménagement du quartier Grolée

Merci, monsieur le Président. Il y a maintenant douze ans que vous avez vendu le patrimoine immobilier du centre-ville de Lyon, le quartier Grolée, à un fonds de pension américain. Nous ne reviendrons pas sur le cuisant échec de votre gestion de ce dossier qui a permis d’enrichir des retraités américains au détriment des Lyonnais. Nous ne reviendrons pas non plus sur vos promesses d’alors de faire de ce lieu le carré d’or du commerce lyonnais alors qu’il n’est devenu qu’un quartier sans commerce. Nous ne reviendrons pas non plus sur les nombreuses et tristes péripéties des multiples propriétaires ou commercialisateurs de ce quartier. Nous ne reviendrons pas non plus sur les nombreuses annonces que vous avez faites depuis douze ans, promettant l’arrivée prochaine de telle ou telle enseigne qui, hélas, ne voyait jamais le jour. Nous ne reviendrons pas non plus sur votre volonté de déplacer en urgence début

Conséquences du réaménagement du cours Emile Zola

Conséquences du réaménagement du cours Emile Zola

Monsieur le Président, monsieur le Vice-Président délégué à la voirie, mes chers collègues, vous nous proposez cet après-midi de vous attribuer l’autorisation de signer l’avenant numéro 1 au marché de travaux de voirie et réseaux divers du réaménagement du cours Emile Zola, pour le tronçon C situé sur le quartier de Cusset. Si cet avenant n’amène aucune discussion, il nous permet de vous interpeller, monsieur le Président, sur deux éléments induits par le réaménagement du cours Emile Zola. Tout d’abord, un élément lié à la sécurité des circulations : si le temps des bouchons semble révolu sur cette partie du cours Emile Zola -ce qui a été loin d’être le cas lors des travaux, malgré ce qu’avait indiqué l’adjoint villeurbannais à la sécurité prévention voirie et déplacements urbains dans la presse en annonçant des temps de traversée du cours allant de huit à onze minutes-, il reste un point noir

Ligne C3

Ligne C3

Monsieur le Président, chers collègues, l’objet de mon intervention n’est pas de revenir sur le sujet global de la ligne C3, nous avons déjà beaucoup disserté, les travaux ont débuté et il faut maintenant que leur réalisation se passe dans les meilleures conditions. A titre personnel et avec les élus de mon Conseil, nous avons beaucoup oeuvré dans l’accompagnement humain de tous les interlocuteurs impactés par les travaux, y compris pour des interlocuteurs du troisième arrondissement. D’un tempérament plutôt pragmatique, nous n’allons pas utiliser ce sujet pour faire de la politique mais plutôt pour chercher des arguments afin d’apaiser de nombreuses inquiétudes. Nous sommes bien conscients qu’il fallait faire quelque chose sur cet axe. Après, effectivement, entre le moment où on a décidé et le moment où cela a démarré, cela a été un peu pénible. Le projet de délibération du Conseil d’aujourd’hui nous rappelle que cette ligne est inscrite