Fonds de solidarité logement, à quand la fin de l’idéologie ?

Fonds de solidarité logement, à quand la fin de l’idéologie ?

Monsieur le Président, chers collègues, personne ne peut s’accommoder de la tragédie d’une expulsion. Le devoir politique est de tout mettre en œuvre pour, avec discernement, venir en aide aux personnes et encore plus aux familles se retrouvant en situation d’extrême fragilité.   Ces deux délibérations sont une heureuse application de la loi Besson, avec la contribution de la Métropole mais également l’abondement direct ou indirect de grands groupes tels qu’EDF ou Engie ou encore des bailleurs sociaux.   Le groupe Les Républicains et apparentés votera favorablement ces deux délibérations, dont nombre d’entre nous mettent en œuvre dans leurs Communes, avec intelligence et succès, ces dispositifs d’aide à l’accès au logement, au maintien dans les lieux et aux impayés d’énergie et d’eau.   En revanche, nous tenons à dénoncer avec force ceux qui, à défaut à chercher à aider ces personnes en fragilité, font le choix délibéré d’instrumentaliser la misère

Maîtrise foncière et construction de collèges

Maîtrise foncière et construction de collèges

Monsieur le Président, mes chers collègues, bien sûr, nous voterons ce rapport relatif à un nouveau collège à Villeurbanne. A cette occasion, nous souhaitons évoquer une question stratégique sur la construction de nouveaux collèges.   En effet, le dynamisme économique et la bonne santé immobilière de notre Métropole génère un accroissement démographique important sur certains territoires. Les communes de l’est lyonnais connaissent, notamment depuis quelques années, une densification urbaine importante liée à la nécessaire augmentation de l’offre de logement. De nouveaux habitants, primo accédant ou accédant à un logement aidé s’installent sur ces territoires. Il s’agit la plupart du temps de familles jeunes avec enfants. L’installation de ces nouvelles familles n’est pas sans conséquence et nécessite la construction d’équipements publics. Il est de notre devoir de faciliter leur intégration en leur offrant une qualité et un cadre de vie répondant à leurs besoins.   La maîtrise du foncier est, pour

ZAC Part-Dieu Ouest

ZAC Part-Dieu Ouest

Monsieur le Président, mes chers collègues, nous examinons trois rapports concernant la ZAC Part-Dieu Ouest :   -l’un sur le bilan de mise à disposition de l’étude d’impact,   le deuxième sur le dossier de réalisation, un avenant au traité de concession et la convention de participation d’équilibre,   le troisième sur le programme des équipements publics définitifs.   Ce dernier a été l’objet de débats, d’observations et de votes négatifs de nos élus dans les Conseils d’arrondissement où il a été présenté pour avis et au Conseil municipal de Lyon. Ces observations ont été argumentées et légitimes et je renvoie aux procès-verbaux de ces deux assemblées.   En commission urbanisme, ce lundi 3 avril, une présentation générale de l’opération a été faite et monsieur le Vice-Président a réitéré ce soir cette présentation, toujours autour de trois enjeux : repenser les mobilités, faire un quartier agréable à vivre, réaliser un

Education au développement durable, quelles sont vos priorités ?

Education au développement durable, quelles sont vos priorités ?

Monsieur le Président, chers collègues, au-delà du fait que je n’ai pas compris le rapport entre ce qu’a dit monsieur Berthilier sur l’éducation numérique et le dossier qui nous est présenté, sachant que ce qui nous a été présenté c’était les actions sur le développement durable et l’environnement, l’éducation n’est pas une compétence métropolitaine, certes, mais on peut y travailler.   La sensibilisation à l’environnement est parfois suspecte par la réalité des effets réels de l’action des acteurs associatifs que nous finançons, difficiles à quantifier, nous l’avons déjà dit.   Ce qui nous interpelle sur ce rapport, c’est la sélection des domaines environnementaux financés principalement sur les associations. Nul doute en effet que, pour notre agglomération, la première des thématiques, la seule d’ailleurs où nous ne respectons pas nos obligations réglementaires, est celle de la qualité de l’air.   De plus, contrairement aux thématiques comme la qualité de l’air, la

Aides à la pierre et logement social

Aides à la pierre et logement social

Monsieur le Président, comme tous les ans, vous nous présentez aujourd’hui le bilan des aides à la pierre pour l’année écoulée.   Avec un peu moins de 4 000 logements sociaux produits sur le périmètre métropolitain, la production 2016 est conforme à l’objectif fixé. Atteindre l’objectif, rester dans l’objectif, voilà donc pour vous l’unique critère d’évaluation de votre politique en matière de logement social.   Notre groupe dénonce par ma voix, et ce depuis de nombreuses années maintenant, cette vision purement comptable du logement social ; cette année ne fera pas exception. Pour tenter de nous faire croire qu’une répartition équilibrée de ces logements sur le territoire fait aussi partie de vos objectifs, vos mettez cette année en avant le taux de production dans les communes carencées. Ce taux, qui passe de 61 % en 2015 à 75 % cette année, doit à lui seul nous convaincre que jour après

PUP Saint Vincent de Paul

PUP Saint Vincent de Paul

Monsieur le Président, il y a quelques minutes, sur le rapport des aides à la pierre, je dénonçais une politique purement comptable en matière de logement social qui vous amenait à construire plus de la moitié des nouveaux logements sociaux de la Métropole dans des zones déjà pourvues. Après la théorie, passons à la pratique : avec le PUP Saint Vincent de Paul, ce sont 687 nouveaux logements qui vont être construits dans un quartier du huitième.   Le quartier du Moulin à Vent, limitrophe du septième et de Vénissieux, n’est malheureusement pas un quartier facile : classement en QPV, difficulté de vivre ensemble, commerces fermés, manque d’équipements sociaux ou sportifs. Lors de la campagne des municipales, vous aviez d’ailleurs annoncé en faire une de vos priorités, preuve que parfois vous avez conscience des réalités. Ce quartier présente aujourd’hui un taux de logements SRU élevé, l’IRIS dans lequel s’inscrit ce

Taxe sur l’enlèvement des ordures ménagère, les contribuables paient trop cher !

Taxe sur l’enlèvement des ordures ménagère, les contribuables paient trop cher !

Monsieur le Président, notre groupe vous a fait part de remarques de bon sens lors des assemblées précédentes concernant le service d’enlèvement des ordures ménagères et le constat d’une recette bien supérieure au coût réel.   Lors de chaque vote, nous nous sommes opposés à la fixation des taux proposés du fait du manque de transparence sur les clés de répartition des dépenses entre les actions et la prise en compte des coûts indirects affectés au service par la Métropole de Lyon. Cela ne permet pas de contrôler la corrélation entre le tarif payé par l’usager et le coût réel du service.   Cette année encore, alors que le service a fait l’objet d’évolutions majeures par le renouvellement des marchés publics de la collecte, nous n’avons pas pu avoir plus d’explications sur le montage financier, les coûts détaillés, les dépenses indirectes affectées et l’écart constaté entre le produit des recettes

Déconstruction de l’ancien siège du Progrès de Chassieu, un investissement ruineux

Déconstruction de l’ancien siège du Progrès de Chassieu, un investissement ruineux

Je crois que nous, on n’aura pas de semelles de plomb. Monsieur le Président, vous nous proposez de voter une “rallonge” budgétaire pour poursuivre le financement de l’opération immobilière concernant une réserve foncière connue comme le siège du Progrès à Chassieu.   La Métropole aujourd’hui, comme la Communauté urbaine hier, est dans son rôle d’aménageur et d’accompagnement des entreprises de son territoire. Ce n’est donc pas sur l’opportunité de l’opération que nous souhaitons réagir mais plutôt sur la manière dont vous avez géré ce dossier. Or, ici, on peut sans exagérer parler d’un fiasco et voir que l’argent du contribuable a été gaspillé.   En effet, le 30 janvier 2006, le Bureau de la COURLY autorisait l’achat des murs du siège du Progrès pour 5 M€. A l’époque, l’opération était présentée comme une opportunité pour la collectivité d’acheter une réserve foncière qu’elle pourrait valoriser ensuite auprès d’autres acteurs privés. Malheureusement,