Programmation des investissements

Programmation des investissements

  Monsieur le Président et chers collègues, permettez-moi, au terme de l’examen de ce premier dossier qui concerne la programmation pluriannuelle d’investissement, de vous faire part une nouvelle fois de notre inquiétude voire de notre mécontentement quant à l’engagement des dossiers de nos Communes inscrits à la PPI de la Métropole. Je vous rappelle que nous avons voté cette programmation pluriannuelle le 6 juillet 2015. Notre groupe avait voté favorablement pour cette délibération. Compte tenu des négociations menées par votre Cabinet et les engagements que vous aviez pris à l’égard de nos membres, nous avions montré à cette occasion que nous étions dans une démarche constructive pour plusieurs raisons : tout d’abord, nous avions conscience que l’enveloppe de 3,5 milliards d’euros était effectivement, comme cela nous avait été présenté, un levier puissant pour le développement de la Métropole et un soutien fort à l’emploi et notamment pour le secteur du

Service numérique et pass urbain

Service numérique et pass urbain

  Monsieur le Président, chers collègues, lors du dernier Conseil métropolitain, vous nous avez présenté une demande de subvention conséquente de 4 M€ pour l’expérimentation du Pass urbain. Elle devait notamment permettre le test de supports pilotes en partenariat avec la société Steria. Qui dit expérimentation indique nécessairement que le projet a été défini et balisé en amont. Il était d’ailleurs précisé dans la délibération qu’une première étude, financée à 35 % par la Caisse des dépôts et consignations, avait permis au préalable d’étudier la faisabilité technique d’un tel support. Nous avions alors émis des réserves sur le budget alloué, même si l’idée nous paraissait très intéressante. Mais voilà qu’aujourd’hui, après le vote du budget donc, vous nous resservez une autre demande de subvention pour l’accompagnement de la Métropole dans la définition et le positionnement des nouveaux services numériques, dont le Pass urbain. Devons-nous comprendre que vous nous avez fait

Insertion et RSA

Insertion et RSA

  Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport a pour objet le renouvellement des conventions avec les gestionnaires de l’allocation RSA, dont les principaux sont la Caisse d’allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA). Nous évoquerons particulièrement trois points. D’abord, les circuits de gestion : il est proposé de renforcer la répartition des compétences entre la Métropole et les gestionnaires en fixant des blocs de compétences. Force est de constater que l’évolution par rapport à l’action du Département n’est, en fait, que minime et ne consiste qu’en quelques “ajustements” comme cela est bien écrit dans la délibération ; on fait un “toilettage” des compétences en délégant à la CAF quelques missions supplémentaires jusqu’alors gérées par la Métropole. Pourquoi pas ? Surtout qu’elle accepte de le faire gratuitement… Mais on est à la marge, bien loin des annonces faites dans votre programme métropolitain d’insertion, le fameux PMI’e, avec

Schéma des solidarités

Schéma des solidarités

  Monsieur le Président, chers collègues, à l’occasion de ce dernier dossier de la commission développement solidaire et action sociale, le groupe Les Républicains et apparentés souhaite faire en séance publique des observations sur le futur projet de schéma métropolitain des solidarités. Un point d’étape a été présenté lors de la commission du 25 mai et a permis des expressions qu’il semble utile de faire entendre et partager à l’ensemble des élus métropolitains et singulièrement aux membres de l’exécutif. Une observation liminaire : élaborer un schéma unique des politiques sociales et médico-sociales de la Métropole en prenant en considération les documents directeurs en matière d’urbanisme et d’habitat, d’insertion et d’emploi, de service aux familles et le pacte de cohérence métropolitain est une démarche utile mais dont il faut admettre et mesurer la complexité et l’exigence. Première observation : dans le diagnostic sont discrètement évoqués des entretiens avec les élus individuels

Emprunts toxiques

Emprunts toxiques

  Monsieur le Président, je vais être court. Nous avons écouté l’ensemble des interventions ; on constate souvent des redondances, des banalités pour un dossier qui est déjà voté et dont le but ce soir est de prendre acte des informations qui nous sont données. Pour notre part, nous avons discuté avec Christophe Guilloteau, Président du Département. Pour le reste, on s’appuiera sur l’analyse du Président de la République : cela va mieux, compte tenu de ce qui s’est passé pour nos prêts. Voyez, moi-même, j’en ris ! Monsieur Richard Brumm, à la sortie de ce bourbier, a bien manœuvré mais n’oublions jamais que les banquiers peuvent de nouveau inclure des clauses dans leurs offres de prêt qui peuvent paraître sans danger au début voire même avantageuses puis, d’un seul coup, se retourner contre nous. Nous devons apprendre de cette claque que nous ont donné les banquiers ! Le reste

Métropole et sécurité

Métropole et sécurité

  Merci, monsieur le Président. Mes chers collègues, voici un dossier sur la mise en œuvre d’un système de sécurité pour les parcs relevant dorénavant de la compétence de la Métropole, qui est certes limité dans son ampleur mais qui n’en est pas moins symbolique. La sécurité est aujourd’hui sur toutes les lèvres et on peut même dire que le politiquement correct s’est imposé dans ce domaine qui était il y a encore peu un marqueur de la césure gauche/droite, quand la gauche socialiste ne l’utilisait pas comme épouvantail pour assimiler les positions défendues par Les Républicains à celles de l’extrême Droite. Depuis, les Socialistes ont donc découvert les vertus de protéger nos concitoyens et ils défendent aujourd’hui la mise en place de caméras de sécurité, les travaux pour protéger les établissements scolaires, le renforcement des moyens d’action de la Police et on pourrait encore en citer. Je constate d’ailleurs

PSADER

PSADER

  Monsieur le Président, mes chers collègues, ces dossiers de subventions sont souvent l’occasion de votes unanimes et conciliants -de votes ni de gauche ni de droite, dirait un certain Ministre- et nous savons en ce moment combien cela compte pour vous, monsieur le Président. Nous y sommes donc particulièrement attentifs. Aussi, sur un tel dossier de versement de subventions au profit de notre agriculture locale, nous ne pouvons qu’approuver, même si nous avons quelques remarques à formuler. Concernant l’achat de la ferme de la Morelle, nous aurions aimé que ce projet soit instruit dans une vraie stratégie d’aide à l’installation ou au maintien des agriculteurs dans des locaux leur permettant d’exercer leur profession. Mais non : encore une fois, on trouve un dossier et, après quelques échanges entre amis, on trouve aussi le financement. Tant mieux pour ce dossier, tant pis pour les autres usagers qui seraient dans une

Renouvellement urbain à Venissieux

Renouvellement urbain à Venissieux

  Monsieur le Président, chers collègues, les deux quartiers concernés par cette délibération sont effectivement en très grande difficulté. Le dire avec des mots est une chose, le constater sur le terrain est beaucoup plus troublant voire révoltant. Notre groupe Les Républicains et apparentés votera donc favorablement ce nécessaire projet. Mais, avant ce vote, nous souhaitons attirer l’attention de chacun ici présent sur plusieurs points de vigilance indispensables concernant plus particulièrement la Commune de Vénissieux. Un premier point concerne la volonté affichée dans cette délibération de faire monter la Commune de Vénissieux à 75 000 voire 85 000 habitants d’ici moins de quinze ans. A-t-on déjà oublié qu’il y a seulement quelques années, la population a été ramenée de 75 000 à quelque 55 000 habitants à grand renfort de financements publics et de destructions de logements ? Amnésiques ou machiavéliques, nous sommes aujourd’hui repassés à 62 000 habitants. Le

Accueil des gens du voyage

Accueil des gens du voyage

  Monsieur le Président, mes chers collègues, s’agissant de la convention de financement qui nous est proposée, notre groupe se prononcera bien évidemment favorablement. Néanmoins, nous souhaitons profiter de cette délibération pour exprimer à la fois nos interrogations et une certaine exaspération. En notre qualité d’élus, nous avons naïvement pu croire que le respect par les Communes de la loi Besson du 5 juillet 2000 et donc du schéma départemental d’accueil des gens du voyage qui en découle leur permettait d’obtenir des services de l’Etat la mise en œuvre effective de l’expulsion des groupes de passage stationnant illégalement sur des terrains, qu’ils soient publics ou privés. Car si la loi fixait des obligations aux collectivités, elle visait aussi à diminuer fortement les installations illégales. Force est de constater que cet objectif n’est pas atteint. Et je ne parle pas uniquement des grands passages de l’été qui ne sont qu’un aspect

Question orale sur la privatisation de l’Aéroport Saint Exupéry

Question orale sur la privatisation de l’Aéroport Saint Exupéry

  Monsieur le Président, c’est moi qui poserai la question, je ne voudrais pas vous décevoir ! Monsieur le Président, la privatisation de l’aéroport de Saint-Exupéry a été annoncée en 2015 par le Gouvernement et la Métropole, au titre de sa participation au capital, a intégré la table des discussions. Depuis, vous avez été reçu à Paris par le Ministre de l’économie en présence des autres Présidents d’exécutifs locaux concernés. Dans le cadre de la procédure suivie, 7 offres indicatives ont été déposées le 12 mai dernier. Les candidats ont maintenant jusqu’au 4 juillet pour déposer une offre ferme. Les collectivités locales qui détiennent une part du capital -modeste soit-elle, j’en conviens-, dont la Métropole, vont avoir connaissance des projets industriels présentés par les candidats. Lors du Conseil du 2 novembre 2015, notre groupe vous avait interrogé sur les critères de choix qui seraient retenus. Nous avions insisté sur le

Question orale sur le déclassement de l’A6/A7

Question orale sur le déclassement de l’A6/A7

  Merci, monsieur le Président. Lors du dernier Conseil, vous nous annonciez, monsieur le Président, avoir obtenu le déclassement des autoroutes A6/A7 dans les secteurs urbains de la Métropole et de la Ville de Lyon A vos côtés, nous remercions le Gouvernement de s’intéresser enfin à la situation de notre territoire. Cette annonce améliorera sans aucun doute la qualité et le cadre de vie des Lyonnais et des Métropolitains que nous sommes. Mais, au-delà de cette phase de communication et d’autocongratulation, les habitants de la première couronne sont légitimement inquiets sur votre silence sur les conséquences de vos annonces. Tout d’abord, par courrier du 3 mai, le Secrétaire d’Etat chargé des transports évoque les secteurs urbains de la Métropole et de la ville de Lyon mais il parle du déclassement “de certaines portions limitées de cet axe autoroutier”, celles dont “la situation urbaine est pénalisante”. Et, s’il fallait en rajouter