Rapport d’observations sur la Villa Gillet

Rapport d’observations sur la Villa Gillet

    Monsieur le Président, chers collègues, c’est la cinquième fois depuis septembre 2015 que j’interviens sur le sujet de la mauvaise gestion des associations Les nouvelles Subsistances et La Villa Gillet, dont les sorts sont liés ne serait-ce que parce qu’elles ont le même directeur. J’avais fait part alors de notre stupéfaction à la lecture du premier rapport concernant Les nouvelles Subsistances qui décrivait des dérives graves intervenues au sein de ces deux structures. J’avais moi-même demandé ici-même, en novembre 2015, qu’une enquête de la Chambre régionale des comptes soit également menée sur La Villa Gillet. Dans une autre intervention en janvier 2016 à la Ville de Lyon, je vous informais de notre décision de refuser de voter toute subvention pour ces deux structures tant que des actions énergiques ne seraient pas prises pour mettre fin à ces dérives. Après le Conseil municipal de Lyon et le Conseil régional la semaine dernière, c’est donc

Budget 2016

Budget 2016

    Monsieur le Président, mes chers collègues, voici le premier vrai budget métropolitain. L’année 2015 ayant été une année de transition, les chiffres étaient incertains, les conséquences de la fusion difficiles à évaluer… Comme on nous l’a redit en commissions finances, institutions, ressources et organisation territoriale, 2015 ne peut pas servir d’année de référence et donc pas de comparaison facile à faire. Que l’on parle politique culturelle, éducation, mineurs isolés, transports de biens et de personnes, les lignes sont différentes à cause des regroupements de crédits et des changements de périmètres d’agrégation. Enfin, cette explication c’est pour les comparaisons que l’opposition voudrait faire car quand il s’agit de comparer pour montrer les efforts de l’exécutif, là, comme par hasard, on arrive à trouver des chiffres consolidés ! Sur les répartitions des dépenses, c’est votre budget, vos choix d’organisation et de politiques, ce ne sont pas les nôtres. Je ne reviendrai donc pas

Taxe d’enlèvement des ordures ménagères

Taxe d’enlèvement des ordures ménagères

    Merci, Monsieur le Président. Vous nous demandez aujourd’hui, Monsieur le Président, de voter les taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Lors de notre assemblée du 26 janvier 2015, nous vous avions fait part de nos interrogations et remarques quant à la fixation du tarif de ce service public, tarif amenant à des recettes bien supérieures aux dépenses. Les réponses obtenues alors du directeur général adjoint des services et du Vice-Président aux finances, malgré toute leur bonne volonté et leur compétence, n’avaient pu lever le doute sur l’affectation des recettes vers les dépenses liées à l’enlèvement des ordures ménagères et sur le financement des futures dépenses d’investissement alors que les budgets sont soumis aux règles de l’annualité. Nous vous avions fait part des mêmes remarques lors du Conseil du 10 décembre 2015 lorsque vous nous aviez présenté le rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets. Rappelons

Grigny devient Grigny-sur-Rhône

Grigny devient Grigny-sur-Rhône

    Monsieur le Président, mes chers collègues, Grigny est une petite ville issue de l’installation de la famille Grignus au bord du Rhône, en proximité de la Grande Métropole Lugdunum. A l’époque, avaient-ils construit un Syndicat interfamilial qui s’appelait Sitivus pour gérer leurs chars et leurs charrues comme aujourd’hui nous avons les Sitiv avec la Ville de Vénissieux ? L’histoire ne nous le dit pas ! Au Moyen Âge et à la Renaissance, Grigny était un charmant village de paysans et de pêcheurs, d’artisans, dont nous pouvons admirer encore la tour du vieux château et le vingtain. C’était le temps des maisons des champs entre Grigny, Millery et Montagny, le temps des arts où les riches marchands lyonnais décoraient leurs demeures de magnifiques peintures murales. Certaines ornent encore aujourd’hui les murs de la mairie ; ces peintures, que nous mettons en avant lors des journées du patrimoine, que nous essayons de restaurer après

Ressources humaines

Ressources humaines

    Monsieur le Président et chers collègues, cette délibération présente les créations d’emplois qui impacteront le budget des ressources humaines pour l’année 2016. Plusieurs éléments nous font douter de la présentation du budget ressources humaines de la collectivité. D’abord, cette délibération vient sinon contredire au moins nuancer votre objectif de stabilisation des dépenses ressources humaines. Ce rapport démontre bien une augmentation de la dépense de 0,4 % qui va passer de 395,6 M€ à 397,2 M€. On ne comprend donc pas bien votre volonté d’affichage d’un 0 % qui est faux. Vous argumentez que cette augmentation est en partie liée aux mesures réglementaires imposées par la loi. Dont acte, cela concerne toutes les collectivités et pas seulement la Métropole. On doit alors en conclure que cette hausse de 0,4 % est un minimum car elle n’a pas pu prendre en compte la revalorisation du point d’indice de la fonction publique annoncée par le Gouvernement le 17 mars

Dette toxique

Dette toxique

    Monsieur le Président, chers collègues, les emprunts dits “structurés” hérités du Département ‑et malgré une clé de répartition 64,737 % pour la Métropole et 35,263 % pour le Département‑ sont les plus importants de France. Ils méritent leur qualification de toxiques ! Un d’entre eux avoisine cette année un taux d’intérêts de 24 % car il est basé sur la parité avec le franc suisse. Un autre encore présente un fort risque car il est contractualisé avec une double parité de monnaie. Au 1er juin prochain, trois emprunts représenteront près de 216 M€ dont 140 environ en risque pour la Métropole. Cette situation est compliquée, dangereuse pour notre collectivité car incertaine financièrement. Nous avons comme vous le souhait de chercher à assainir cette forme d’endettement. A côté de la voie contentieuse en cours, nous partageons l’opportunité de la conciliation avec les organismes prêteurs pour sortir de ce “bourbier”. Mais cette sortie n’est pas anodine pour

Moyens des groupes politiques

Moyens des groupes politiques

    Monsieur le Président et chers collègues, les groupes politiques se constituent librement pour faire vivre la démocratie interne des collectivités et les moyens que la loi leur garantit permettent à chaque élu d’exercer les missions de son mandat. Ces moyens sont particulièrement nécessaires pour les groupes d’opposition car cela leur permet d’assurer un travail d’analyse et de contrôle sur les décisions prises, ce qui n’est pas toujours facilité par l’exécutif, quelle que soit d’ailleurs la majorité. Notre groupe votera donc pour cette délibération qui concerne les moyens en personnels et qui a fait l’objet d’une demande de solidarité entre les différents groupes constitués au sein de cet hémicycle. Toutefois, nous souhaitons rappeler certaines positions qui ont été énoncées lors de cette discussion. La délibération actuelle a pour objet de permettre à certains groupes de pouvoir assurer le paiement des salaires des chargés de mission qui avaient été calculés sur

Développement des transports

Développement des transports

  Monsieur le Président, mes chers collègues, ces rapports visent à promouvoir la réduction des trajets domicile-travail en véhicules individuels ; c’est un objectif noble et louable que, bien évidemment, notre groupe partage avec enthousiasme. Ces PDIE sont des outils ambitieux mais, permettez-moi de vous le dire, nous les trouvons parfois déconnectés des réalités et manquant parfois de souffle. Ainsi, il semble que la seule action réelle de la Métropole soit de proposer des études par le biais de contrats précaires ou de stagiaires ; je ne suis pas certain que les milliers de salariés concernés qui, à l’heure où nous parlons, sont peut-être encore dans des bouchons pour rentrer chez eux, soient réellement rassurés par cette mesure. Bien entendu, il faut pousser au covoiturage et à l’utilisation des transports en commun mais encore faut-il savoir de quoi on parle. Sur le site Cap nord, nous savons ce que nous avons ‑et encore,

Déclassement de l’A6/A7

Déclassement de l’A6/A7

  Exactement. Monsieur le Président, le tunnel de Fourvière, c’est 115 000 véhicules par jour. Nous avons besoin de cet Anneau des sciences, comme il a été souligné. Nous vous remercions de créer des groupes de travail pour éviter que le trafic de Fourvière ne soit reporté de Lyon sur les centres-villes de Tassin la Demi Lune, Francheville et Oullins entre autres, qui ne peuvent le supporter. Les déplacements publics ne pourraient pas davantage le supporter. Transférer la thrombose de Fourvière, de Lyon sur les villes de la première couronne ne règle malheureusement aucun de nos maux. Vous conviendrez avec nous, monsieur le Président, que ce dossier ne peut se limiter à des droits pour Lyon et à des devoirs pour les autres Villes. Merci. Monsieur le Président, merci. Cela démarre doucement mais vous verrez, nous avons d’autres choses à vous dire. La vision de la Métropole sur le sujet des infrastructures routières et le

Liaison Irigny-A7 Nord

Liaison Irigny-A7 Nord

    Monsieur le Président, mes chers collègues, après la présentation de votre projet de territoire intéressant, ambitieux, nous pensons à un véritable acte manqué que vous nous présentez aujourd’hui et qui a été intégré au contrat de plan Etat-Région. Bien sûr, notre groupe votera cet aménagement routier qui est un aménagement de bon sens et qui permettra d’alléger un peu le bouchon quotidien qui empoisonne la vie des automobilistes du sud-ouest lyonnais. Comme vous l’avez dit tout à l’heure ‑et les photos étaient là pour illustrer vos propos‑, l’A450 est déjà totalement saturée, le pont de Pierre Bénite ‑vous l’avez dit à plusieurs reprises‑ est aujourd’hui saturé, congestionné. Nous regrettons vivement le manque d’ambition de cette opération qui ne résoudra finalement qu’une partie minime des difficultés. On est bien loin du projet d’aménagement présenté il y a déjà une dizaine d’années par l’Etat, dans lequel nous fondions énormément d’espoir, ce projet

Pass urbain

Pass urbain

    Monsieur le Président et chers collègues, ce rapport propose d’attribuer une subvention pour une convention de recherche avec la société Sopra-Steria dans le cadre de l’expérimentation du Pass urbain au niveau de la Métropole. Ce Pass est destiné à apporter plus de confort aux utilisateurs métropolitains de services culturels, sportifs ou d’animation en offrant des possibilités d’entrées groupées, à la fois dans un centre nautique, un musée et un équipement d’intérêt par exemple. L’idée nous semble intéressante et à la hauteur de ce que notre Métropole doit pouvoir proposer à terme à ses habitants ou visiteurs, d’autant que nous ne sommes pas les plus en avance sur ce sujet. C’est la raison pour laquelle, compte tenu du coût engendré par cette étude ‑4 M€, même étalés sur plusieurs années, c’est une somme, à l’heure où le budget de notre collectivité est fortement contraint‑, nous nous étonnons de ne pas avoir d’éléments

Guichet numérique

Guichet numérique

    Monsieur le Président, mes chers collègues, ce projet de rapport acte le lancement de l’expérimentation et la première phase de déploiement de guichets numériques dans six Communes pilotes de la Métropole. Plus largement, il participe de la réflexion globale relative à l’organisation des services à la population, qu’ils soient publics ou privés et de l’intégration et l’accès à ces services dans un cadre dématérialisé. Je ne peux que me réjouir que ce rapport nous soit proposé ce soir car il se situe dans la droite ligne de mon intervention en question orale lors du dernier Conseil ‑je me rappelle d’ailleurs que vous aviez bien souri, Monsieur le Président, et cela m’avait ravie à ce moment-là‑ ; comme quoi, de bonnes idées ou des points de vue intéressants peuvent tout à fait être émis par chacun, élus de la majorité ou de l’opposition. Le guichet numérique permettra à chacun l’accès aux services

ASVEL et Académie Tony Parker

ASVEL et Académie Tony Parker

    Monsieur le Président, mes chers collègues, j’interviens sur ces délibérations non pas sur la nature ou le montant de la subvention mais concernant plutôt le projet du club de l’ASVEL, notamment à travers la Parker Academy et la grande salle. Nous nous souvenons que ce projet a été présenté en septembre dernier. Il s’agit de l’installation, d’une part, du centre d’entraînement de l’ASVEL, du centre de formation, d’une école d’arbitrage sur le site de Gerland et, d’autre part, d’une salle de 10 000 places sur le site du stade de rugby Georges Lyvet ‑semble-t-il‑ ou peut-être même du Carré de Soie. Si ce n’était qu’un projet privé, mon intervention n’aurait évidemment aucun intérêt, si ce n’est peut-être pour se satisfaire du projet lui-même. Mais là, en réalité, 6 M€ sont inscrits à la programmation pluriannuelle des investissements de notre collectivité. Je souhaite bien évidemment que l’ASVEL puisse se développer, bénéficier des structures à

Politique culturelle

Politique culturelle

    Monsieur le Président, mes chers collègues, cette délibération est l’occasion de rappeler l’importance de la culture, sa capacité à nous rendre humbles et tolérants, à nous émouvoir, nous émerveiller, nous rendre parfois plus intelligents. André Malraux, Ministre de la culture, s’était fixé une feuille de route qui est restée d’une ardente actualité : rendre accessible au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité et favoriser la création des œuvres de l’art et de l’esprit qui l’enrichissent. Cet objectif, que nous partageons tous, nécessite que la culture soit accessible financièrement et qu’elle puisse permettre son appropriation par le plus grand nombre. Le public est tout d’abord attiré par ce qu’il connait déjà. Cette première étape franchie, il pourra tout naturellement se laisser guider par une programmation plus éclectique. Ce cheminement sera favorisé si le spectateur se sent en confiance et qu’il sait qu’il peut compter, quel que soit le spectacle

PPRT Vallée de la chimie

PPRT Vallée de la chimie

    Monsieur le Président, mes chers collègues, nous constatons que les avancées sur le PPRT sont intéressantes par rapport au projet initial et nous voterons également les réserves qui sont avancées dans le corps de la délibération. Toutefois, nous regrettons que ne soit pas mentionné le coût des travaux obligatoires pour les riverains de ces usines sur nos territoires. Je suis très surpris d’entendre Madame Laurent se féliciter que 90 % du coût de ces travaux soient pris en charge par les pouvoirs publics et les industriels. 90 %, cela veut dire qu’il reste tout de même 10 % à la charge des habitants tout autour de ces usines-là ; c’est plafonné à hauteur de 20 000 € , 10 % de 20 000 € c’est encore 2 000 €. 2 000 € pour les habitants de Pierre Bénite, de Saint Fons, de Feyzin, c’est ce que nous considérons nous comme la double peine, c’est-à-dire que les habitants ont le danger qui est là, qui

Aide à la primo-accession

Aide à la primo-accession

    Monsieur le Président et chers collègues, nous ne pouvons que nous réjouir de la relance de ce dispositif d’aide à la primo-accession. Pour nombre de foyers qui souhaitent faire l’acquisition de leur premier logement, il y a des coups de pouces qui peuvent être déterminants. D’autant plus -et l’expérience nous l’a prouvé‑ qu’il s’agit essentiellement de jeunes actifs qui démarrent dans la vie professionnelle. Cette dernière remarque a son importance lorsque j’évoquerai le nouveau dispositif qui nous est proposé. Notre collègue, Catherine Laval, en charge de ces questions dans ma Commune pourrait vous le confirmer, un grand nombre de foyers n’aurait sûrement pas sauté le pas sans ces multiples soutiens de nos collectivités. Lorsqu’on échange avec les familles concernées, on peut aussi l’affirmer clairement : ces aides ne sont pas qu’une simple manière de crédibiliser leur dossier d’accession. Notre aide, même si elle peut paraître minime à certains, est déterminante

Aménagement du Puisoz

Aménagement du Puisoz

    Monsieur le Président et chers collègues, l’aménagement du Puisoz est de ces projets de longue haleine à l’avènement desquels on finit par ne plus croire. Ce fut une belle arlésienne mais, aujourd’hui, force est de constater que les choses avancent et que le projet prend forme. Il est toujours possible de regretter que cet emplacement, exceptionnel par son positionnement géographique et ses accès multiples, n’ait pas été utilisé pour un équipement public valorisant la ville de Vénissieux qui en a pourtant grand besoin. Mais nous savons tous que les tergiversations et les manques de volonté ont hélas eu raison de ce qu’aurait voulu le bon sens. Aujourd’hui, ce projet a le mérite d’exister et il va combler un espace qui renforçait la coupure entre le nord et le sud de Vénissieux. Le groupe Les Républicains et apparentés votera donc favorablement ce rapport. Mais nous souhaitons cependant attirer l’attention sur

Question orale : déforestation

Question orale : déforestation

    Merci, Monsieur le Président. Plusieurs projets d’aménagement de zones naturelles sont en cours de discussion au sein de la Métropole et font l’objet de critiques ou d’oppositions des habitants et des élus locaux. A titre d’exemple, nous en citons trois relativement différents mais qui sont la conséquence de la densification urbaine : à Ecully, c’est une usine de désenfumage dans une zone boisée classée ; à Tassin la Demi Lune et à Francheville, ce sont des projets de barrages dans des zones vertes classées ; à Francheville, l’opération porte sur l’arrachage de plus de 1 000 arbres sur une surface de 15 hectares ‑et même certains calculs laissent à penser que ce chiffre déjà conséquent de 1 000 arbres pourrait encore être augmenté‑. Dans chacune de ces communes, des espaces naturels peuvent disparaître au bénéfice de l’urbanisation. Face à l’accroissement de la superficie des villes, les Métropoles comme Lyon s’engagent de plus en plus dans la création