Un double site propre pour la ligne C3 : une solution pas à la hauteur

Un double site propre pour la ligne C3 : une solution pas à la hauteur

  Monsieur le Président, chers collègues, c’est toujours difficile quand on intervient le dernier parce que tout a été dit mais il y a au moins des points sur lesquels nous sommes d’accord, c’est la distance des travaux, le nombre d’arrêts et l’objectif attendu. Donc je ne vais pas tout reprendre, cela évitera de réentendre tout cela. Je profite tout de même de ce sujet touchant la ligne C3 pour faire une dernière intervention avant le début des travaux qui vont commencer dans quelques mois. Comme vous le savez sans doute, je me suis tout de suite intéressé à ce projet, tout d’abord parce qu’il impactait fortement le sixième arrondissement et que je trouvais opportun de modifier cette ligne de transport en commun qui ne correspondait plus -comme vous l’avez tous dit aux déplacements de tous les usagers, aux 55 000 voyageurs par jour. Pour faire court et simple, j’ai

Minguettes : une politique de logement inadaptée

Minguettes : une politique de logement inadaptée

  Monsieur le Président et chers collègues, l’investissement pour le renouvellement urbain dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville est évidemment nécessaire et ce n’est pas moi, élu de Vénissieux, qui dirait le contraire. Ce renouvellement urbain est plus que le bienvenu, il doit s’inscrire dans le respect des équilibres et la recherche de l’amélioration de la qualité de vie des habitants. Cette délibération nous demande de nous prononcer pour le financement d’une étude pour Alliade habitat, opérateur du logement social, concernant la construction de 50 logements sur le talus Monmousseau, un espace sur l’extrémité nord-est du Plateau des Minguettes, à proximité voire à l’endroit même où les tours ont été détruites il y a à peine vingt ans ; ces tours avaient été détruites à grand renfort de couverture médiatique afin de marquer une volonté de revenir sur une politique de densification dont on avait, à

Une hausse des impôts inutile et des investissements non suivis

Une hausse des impôts inutile et des investissements non suivis

  Monsieur le Président, mes chers collègues, voilà une décision modificative qui ne manque pas de nous interroger tant elle présente des chiffres inhabituels. Les premiers chiffres sont bien sûr les 60,7 M€ en recettes nouvelles de fonctionnement. Si on ne regarde que les recettes fiscales, on est encore à 47,1 M€ et, si on retire les 12 M€ de taxe sur la consommation finale d’électricité qui sont inscrits en recettes et en dépenses, on est encore à 35,1 M€. Mais comment a-t-on pu trouver plus de 35 M€ de recettes nouvelles alors que l’exécutif nous indique depuis des mois que la situation financière est très dégradée ? La commission fut un florilège de réponses sur le renvoi des responsabilités vers d’autres. Entre les erreurs de calcul sur certaines prévisions, les rôles complémentaires pour les sommes oubliées par les services fiscaux et l’absence d’information sur les chiffres du Conseil général,

Répartition du fonds départemental de péréquation

Répartition du fonds départemental de péréquation

  Monsieur le Président, mes chers collègues, la répartition du Fonds départemental de péréquation est un système bien connu des Communes puisque c’est le Département qui gérait cette somme pour les Communes de l’ancien Rhône. La répartition nouvelle des compétences entre nos deux collectivités a nécessité un partage de ce Fonds. C’est le premier élément qui explique le montant à répartir, 1,400 M€, soit presque 41 % de la dotation de l’Etat. Ce montant -on le comprend- encadre l’enveloppe globale. Puis c’est à la Métropole de définir les critères de répartition. Sur ce point, nous ferons trois remarques. La première est que nous ne savions pas que la Métropole était devenue compétente en matière de contrôle de légalité. Oui, car si les critères de répartition du Département ne sont pas repris, vous nous expliquez que c’est parce qu’ils étaient, en 2014 mais aussi antérieurement -nous précise la délibération-, illégaux. C’est

Vélos et pont de La Mulatière : on y arrive !

Vélos et pont de La Mulatière : on y arrive !

    Monsieur le Président, chers collègues, je voudrais simplement indiquer d’ores et déjà que le groupe Les Républicains votera cette délibération. Je voudrais associer aux propos qui seront les miens les collègues du secteur sud-ouest et en particulier, dans notre groupe, monsieur le Conseiller Jérôme Moroge, Maire de Pierre Bénite, notre collègue monsieur Xavier Odo ainsi que monsieur Guy Barret à La Mulatière. Nous sommes évidemment très sensibles à la délibération. Elle est tout à fait souhaitable et le projet qui est proposé doit être évidemment réalisé. Cela fait d’ailleurs de nombreux mois, pour ne pas dire quelques années, que nous travaillons à la fois ensemble mais surtout avec les associations de cyclistes pour pouvoir trouver une solution mais je sais aussi que, dans votre exécutif, le Vice-Président en charge y est sensible. Toujours est-il que cette délibération, malgré tout, propose d’intervenir en deux phases : une phase immédiate

Favorisons l’implantation de la société Médicréa

Favorisons l’implantation de la société Médicréa

    Merci, monsieur le Président. Mes chers collègues, Médicréa est un leader mondial des biotechnologies qui fabrique notamment des prothèses de colonne vertébrale. Il s’agit d’une société cotée au NASDAQ qui se situait sur la commune de Neyron dans l’Ain et dispose d’un site de production à La Rochelle qui sera relocalisé sur le site de Rillieux la Pape. Cette entreprise a également un important site aux Etats-Unis où elle réalise une grande partie de son chiffre d’affaires (près de 60 %). Depuis dix ans, son PDG, monsieur Sournac, demandait à pouvoir s’installer sur le terrain qu’il possédait à Vancia afin d’y regrouper toutes ses activités. Depuis dix ans, ce dossier bloquait sur un point essentiel qui est la création de ce rond-point. Depuis dix ans, mes prédécesseurs, par leur inaction ou leur frilosité, on fait comprendre aux investisseurs que ce rond-point ne se ferait pas, qu’ils n’avaient qu’à

Privatisation de l’aéroport Lyon-St Exupéry et infrastructures

Privatisation de l’aéroport Lyon-St Exupéry et infrastructures

  Monsieur le Président, chers collègues, par ce rapport, il nous est donné l’occasion d’évoquer le devenir de l’aéroport Saint-Exupéry qui est un élément essentiel de développement économique et d’aménagement du territoire. Nous ne reviendrons pas, monsieur le Président, sur votre précipitation à créer la Métropole pour répondre à des enjeux plus politiques que d’intérêt local et qui, de fait, ont étouffé tout débat sur la délimitation du territoire pertinent de notre institution avec nos collectivités partenaires. Nous avons vu votre rattrapage en proposant d’intégrer le dossier de la plaine Saint-Exupéry dans le Pôle métropolitain. C’est effectivement une bonne chose, même si nous sommes encore circonspects sur votre implication réelle dans ce dossier. En effet, le rapport numéro 2015-0673 concernant la mise à disposition de personnel au profit du Pôle fixe comme priorité la communication et l’organisation d’événementiel ; c’est un peu court pour porter le développement d’un aéroport. Or,

Quelle politique pour les PLIE ?

Quelle politique pour les PLIE ?

  Monsieur le Président, chers collègues, cette délibération ainsi que les deux précédentes,  les numéros 2015-0702 et 2015-0703, nous interpellent sur le futur mode de gestion des fonds européens  pour les politiques de l’emploi, de l’insertion et de la formation et sur la nouvelle organisation qui se dessine pour  le portage de ces politiques. L’Etat -nous le savons tous- reste gestionnaire unique des fonds européens et il incite à la réduction du nombre  d’organismes intermédiaires gestionnaires du FSE. Pour cette année 2015 dite “de transition”, la Métropole a eu  pour rôle de récupérer les crédits FSE et de les redistribuer aux PLIE. Ce n’est pas sans une première réduction  des enveloppes pour certains territoires : pour Uni-Est, PLIE du territoire au sein duquel la Commune de Décines  Charpieu est administrateur, c’est près de 10 % de baisse de l’enveloppe globale que nous avons dû subir. Dans un récent courrier adressé

Villa Gillet et Subsistances : la confusion persiste

Villa Gillet et Subsistances : la confusion persiste

  Monsieur le Président et chers collègues, à l’occasion de cette délibération sur le festival Mode d’emploi, nous vous renouvelons notre demande d’une étude détaillée des actions de la Villa Gillet et de ses liens avec les Nouvelles Subsistances. En effet, dans la délibération que vous nous proposez, il est fait mention de spectacles et de rencontres se déroulant aux Subsistances, sans plus de précision. Interrogée par nos soins sur les relations entre l’association Villa Gillet et l’association les Nouvelles Subsistances à l’occasion de ce festival, madame la Vice-Présidente en charge de la culture nous a répondu qu’il n’y avait pas à proprement parler de partenariat avec les Subsistances mais plutôt avec l’Ecole nationale des beaux-arts (ENSBA) qui accueille trois débats dans son amphithéâtre, des débats qui sont toutefois accessibles en réservant auprès des Subsistances et non de l’ENSBA. En regardant le site Internet de ce festival, nous constatons, d’autre

Centre National de la Mémoire Arménienne : et le fonctionnement ?

Centre National de la Mémoire Arménienne : et le fonctionnement ?

  Monsieur le Président, chers collègues, le Centre national de la culture arménienne (CNMA), situé sur la commune de Décines Charpieu, est le résultat d’un projet élaboré et porté par la Maison de la culture arménienne de Décines Charpieu dès 2011. En 2009, était délivré le permis de construire du futur CNMA, avec la mise en place d’un montage financier pour un investissement total de 2,120 M€. De nombreuses collectivités territoriales ont participé pour ériger ce Centre, dont le Grand Lyon pour 300 000 €, la Ville de Décines Charpieu pour 50 000 €, la Ville de Meyzieu pour 20 000 € et bien d’autres, la communauté arménienne, la MCA et la Fondation Napoléon Bullukian apportant l’autre moitié de l’investissement. Ouvert au public depuis le 20 octobre 2013 après une inauguration par la Ministre de l’époque, madame Aurélie Filippetti, le Centre national de la mémoire arménienne défend un projet d’établissement

Collèges : il manque des cantines

Collèges : il manque des cantines

  Merci, monsieur le Président. Chers collègues, notre groupe était intervenu sur le  même sujet l’an dernier, à la même période. Il nous avait été répondu -et notre groupe l’avait bien compris- que  les compétences du Conseil général devaient d’abord être assimilées puis qu’ensuite, il faudrait remédier à ce  problème. Nous parlons bien entendu des enfants de 11 à 15 ans, des collèges de Bron, de Caluire et Cuire, de  Lyon, de Rillieux la Pape, de Vaulx en Velin, de Vénissieux et de Villeurbanne qui, parce que leurs établissements  ne disposent pas de solution de restauration scolaire en interne, doivent prendre un car tous les midis, effectuer le  déplacement dans la cantine d’un autre établissement, le plus souvent un lycée situé la plupart du temps en zone  d’éducation prioritaire -le temps de trajet aller-retour fait parfois plus d’une demi-heure- et je vous laisse imaginer  l’enfant de 11 ans confronté à