Amateurisme dans la mise place de la Métropole de Lyon

Amateurisme dans la mise place de la Métropole de Lyon

Monsieur le Président, mes chers collègues, mes observations sur ce rapport portant désignation au conseil d’administration de Grand Lyon habitat ne porteront pas sur la récente démission de son Président Olivier Brachet, Philippe Cochet, ayant déjà, au nom de l’ensemble du groupe UMP, divers droite et apparentés, largement remué le couteau dans la plaie manifestement encore vive. Non, mon intervention sera l’occasion, monsieur le Président, de mettre en évidence une fois encore l’amateurisme dont vous faite preuve dans la mise en place de la Métropole et, peut‑être, une fois n’est pas coutume, avoir de votre part en retour quelques explications. La mise en place de la Métropole devait être, vous nous l’avez souvent répété, l’occasion d’apporter un peu de cohérence aux politiques déployées sur le territoire, ce devait être l’occasion de faire des économies dites d’échelle regroupant les structures jusqu’à l’heure juxtaposées de la Communauté urbaine et du Département. Ces objectifs d’économie et de cohérence sont d’ailleurs, et ce n’est pas un hasard, systématiquement mis en avant

Démission d’Olivier Brachet : une gouvernance en question

Démission d’Olivier Brachet : une gouvernance en question

Monsieur le Président, mes chers collègues, l’étude de ces désignations nous donne l’occasion d’avoir une pensée pour monsieur Olivier Brachet dont l’ombre plane dès que l’on parle de logements mais c’est quelqu’un qui était très apprécié et que nous regrettons… (…) Et en plus, très sincèrement, monsieur le Président ! Elle nous ramène à la situation de la Métropole et à son mode de gouvernance. La démission de votre Vice-Président dénonce, monsieur Collomb, de manière fracassante, à la fois vos méthodes politiciennes, et votre incapacité à définir une ligne politique claire et transparente pour la construction de la Métropole. Nous avons eu l’occasion, lors de la séance d’installation, d’évoquer un point qui nous différencie nettement : c’est le respect des personnes et des engagements. Monsieur David Kimelfeld nous a répondu dans la presse “caricature“. Si je peux me permettre, je vous rappelle que “caricature” signifie que c’est vrai mais que

Quelle politique sociale pour la Métropole, quelle place pour les CCAS ?

Quelle politique sociale pour la Métropole, quelle place pour les CCAS ?

Monsieur le Président et chers  collègues, je profite de ce rapport pour aborder un sujet de fond dont nous devrons débattre d’ici les prochains mois et qui est, à mon sens, essentiel pour le bon fonctionnement de l’organisation de nos services métropolitains. Je souhaiterais vous interpeller, monsieur le Président, sur les futures dispositions gouvernementales concernant le rapprochement entre politique vieillesse et handicap. Ces futures dispositions rencontrent une forte opposition d’un très grand nombre de départements même si une certaine convergence peut s’entendre, il n’en demeure pas moins que toutes les problématiques liées au handicap ne peuvent se traiter sous le prisme de la vieillesse et de la dépendance. Comment comptez-vous positionner sur l’organisation de ces compétences au niveau de notre Métropole ? Ces réflexions amènent à devoir nous poser également la question de l’harmonisation des centres communaux d’action sociale (CCAS) afin de construire une politique efficace et unifiée à l’échelle métropolitaine. Les CCAS doivent pour cela se recentrer sur la coordination de l’action sociale laissant à

Anneau des Sciences (TOP) : n’oublions pas l’Est

Anneau des Sciences (TOP) : n’oublions pas l’Est

Monsieur le Président et chers collègues, comme cela a pu être dit par mes collègues du groupe Union pour un mouvement populaire (UMP), divers droite (DVD) et apparentés, nous voterons favorablement ce projet de délibération mais je souhaiterais faire quelques commentaires complémentaires. S’il est bien de mener à terme ce projet d’Anneau des sciences, il a bien été précisé qu’il concerne essentiellement le trafic local dans notre Métropole. Or, puisque tout est interdépendant entre les grands projets de contournement de notre agglomération, qu’ils soient routiers, autoroutiers ou ferroviaires, il serait particulièrement dommageable pour l’agglomération de passer sous silence les graves questions liées au flux de circulation dans l’Est lyonnais. Je me permettrais de rappeler ce que beaucoup d’entre nous savent déjà, que la périphérie “Est” de Lyon est à ce jour complètement saturée par les véhicules transitant par Lyon. Sur 110 000 véhicules par jour, près de 70 000 ne font que traverser et engorgent les voies de l’Est. Nous avons un grand nombre d’exemples, sur

Anneau des Sciences (TOP) : voulez-vous vraiment désengorger l’Ouest ?

Anneau des Sciences (TOP) : voulez-vous vraiment désengorger l’Ouest ?

Monsieur le Président, chers collègues, le projet Anneau des sciences qui prévoit notamment un détournement de la circulation de l’Ouest lyonnais est autant de solutions au désengorgement pour l’ensemble de l’agglomération. La couverture du boulevard du Valvert, inscrite dans ce projet depuis l’origine, est également indispensable pour les communes de Tassin la Demi Lune et Ecully. Elles sont à la limite de la thrombose du fait du trafic toujours croissant qui les traverse chaque jour à flot continu, surtout aux heures de pointe. C’est, entre autres, votre politique de densification urbaine à visée strictement comptable qui en est la cause. Nos communes ne pourront à l’avenir continuer à engranger un tel trafic en constante augmentation. S’agissant du TOP, une réelle volonté politique doit impérativement aboutir à stopper cette tendance avec un calendrier cohérent et qui réponde aux attentes de nos populations. Ce projet acté est néanmoins menacé. Et ce n’est

Anneau des Sciences (TOP) : infrastructure locale ou européenne ?

Anneau des Sciences (TOP) : infrastructure locale ou européenne ?

Monsieur le Président, chers collègues, quelques observations avant de laisser la parole à mon collègue Pascal Charmot. D’abord pour rappeler que ce tronçon ouest du périphérique rebaptisé Anneau des sciences est un sujet qui me passionne vraiment, depuis de nombreuses années. Je voudrais rappeler quand même que nous avions défendu au groupe, à l’occasion du précédent mandat mais y compris celui du Conseil général, un tracé différent qui se voulait être un tracé qui englobe un peu plus les communes du cœur de l’agglomération pour mieux les protéger des trafics de transit. Ce n’est pas le choix qui a été fait à l’issue par la Communauté urbaine d’abord, feu la Communauté urbaine, et ensuite à travers le débat public dont acte mais je pense que cela est dommage. Nous délibérons donc aujourd’hui pour obtenir une subvention de l’union européenne dans le cadre de l’appel à propositions intitulées “mécanisme pour l’interconnexion en Europe”. On peut se satisfaire d’une telle initiative, récupérer une contribution de l’ordre de

Métropole de Lyon : le transitoire dure…

Métropole de Lyon : le transitoire dure…

Monsieur le Président, mes chers collègues, il nous est proposé de conventionner avec le nouveau Rhône pour la gestion de la compétence lecture publique sur le territoire de la Métropole de Lyon. La médiathèque départementale du Rhône poursuivra donc sa mission de suivi, d’accompagnement et d’ingénierie auprès des 39 bibliothèques et médiathèques du réseau de lecture publique située sur le territoire de l’agglomération lyonnaise. La Métropole n’a pu mettre en place son propre schéma de lecture publique, c’est bien normal, et le service nécessaire, la convention est donc une bonne solution mais pour un an, pour deux ans. Cela pose donc la question plus générale de l’autonomie et de la gouvernance de cette collectivité territoriale à statut particulier qu’est, depuis ce 1er janvier, la  Métropole de Lyon. Il y a la liste légale des compétences laissées au niveau commun donc du département Rhône, service départemental et métropolitain d’incendie et de secours, archives départementales. Il y a aussi la liste des structures individualisées qui exerceront pour les deux

Développement économique : quelle articulation avec la Région ?

Développement économique : quelle articulation avec la Région ?

Monsieur le Président et chers collègues, le vote de la convention 2015 avec l’ADERLY et l’attribution d’une subvention sont l’occasion de saluer l’excellent travail effectué par cette agence malgré la faible attractivité internationale de la France mais aussi de s’interroger sur la répartition de la compétence économique entre les collectivités et sur l’efficience de nos politiques. La Métropole a repris l’action économique de la Communauté urbaine et vous nous présentez aujourd’hui le bilan et le programme de ce qu’on pourrait appeler “le bras armé de cette politique”. Vous n’êtes pas sans ignorer, monsieur le Président, que se discute actuellement devant le Parlement le projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République qui vise à conférer la compétence économique de manière quasi exclusive à la Région. Vous avez d’ailleurs présenté un amendement au Sénat pour, je vous cite : “imaginer une coopération entre, d’une part, les Métropoles et les Régions et, d’autre part, les territoires qui se trouvent hors de la sphère d’influence

Insertion : assistanat ou activité minimale ?

Insertion : assistanat ou activité minimale ?

Monsieur le Président, chers collègues, est-il nécessaire de rappeler que le nombre de chômeurs en France a atteint le seuil des 3,5 millions, que toutes les prévisions de conjoncture analysent une aggravation de ce chômage dans les trimestres prochains. L’organisation internationale du travail (OIT), dans son dernier rapport public du mois de janvier 2015, ne prévoit aucune baisse pour les deux années à venir. L’engagement que prend notre collectivité dans cette délibération revêt une teneur toute particulière dans ce contexte puisque ce sont les demandeurs d’emplois de longue durée et, notamment, les plus en difficulté qui vont bénéficier de ces contrats aidés. Vous noterez, d’ailleurs, que j’utilise volontairement le terme “bénéficiaire”, c’est le vocable qui était initialement dans cette délibération et qui convient à ces chômeurs qui bénéficient de ces aides spécifiques. Je tenais à le préciser puisque certains collègues du groupe Europe Ecologie Les Verts et apparentés nous ont interpellés en commission pour lui préférer le terme “allocataire” et nous constatons que le terme a été