Budget primitif 2015

Budget primitif 2015

Monsieur le Président, chers collègues, alors que vous vous glorifiez du travail titanesque accompli pour arriver à la construction de cette Métropole, 600 000 titres de recettes et de dépenses examinés, vous allez trouver que nous ne sommes jamais contents, mais pour nous cette présentation budgétaire manque vraiment de clarté. On peut même dire que la seule chose qui soit précise, c’est l’augmentation des impôts. Car, si sur beaucoup de sujets l’avenir reste flou, et vous nous dites qu’il est à ce jour impossible de chiffrer précisément telle ou telle dépense, pour les hausses d’impôts, nous sommes fixés. Près de 360 millions d’euros supplémentaires sur le mandat. Vous êtes fidèle, monsieur le Président, à votre méthode désormais bien rodée d’augmenter les impôts par anticipation, plutôt que d’agir sur les dépenses. Avec cette réplique que nous commençons à bien connaître, je cite : “Moi, au moins, je l’annonce à l’avance.” Comme si cela vous exonérait d’avoir à le justifier plus en détail et

Hausse des impôts : c’est non !

Hausse des impôts : c’est non !

Merci, monsieur le Président. Voilà un vrai moment de vérité sur la Métropole. Vous nous proposez aujourd’hui une augmentation de 5 % de tous les taux de fiscalité. Cette augmentation, nous voterons contre, pas par simple esprit d’opposition, mais parce qu’elle révèle justement la différence dans notre approche de la gestion publique. D’abord, on pourrait s’interroger sur le pourcentage retenu. Pourquoi 5 %, pas plus, pas moins ? Nous espérions que monsieur Brumm nous explique la vision de l’exécutif sur le développement de la Métropole sur le mandat, qu’il nous fasse part des grandes réalisations envisagées, des services de proximité à mettre en place en faveur des habitants et du chantier titanesque pour mêler l’urbain et l’humain. En réalité, non, son explication fut beaucoup plus simple : plus de 5 %, ce n’est pas facile à expliquer, et moins de 5 %, c’est plus difficile à compter, 5 % c’est

Dette et emprunts toxiques

Dette et emprunts toxiques

Monsieur le Président, chers collègues, le 15 janvier dernier, la banque nationale suisse a décidé de lâcher prise sur sa monnaie dont la parité par rapport à l’euro était maintenue artificiellement à un taux plafond de 1,20 % depuis septembre 2011. Il cote désormais à parité égale avec l’euro, soit une réévaluation du Franc suisse d’environ 15 %. Ce qui pourrait nous paraître comme un peu lointain, venu des montagnes helvètes, est en fait l’exemple même de l’effet papillon. La Suisse tousse et la Métropole tremble. Il n’a échappé à personne que depuis le 1er janvier 2015 et du fait du protocole financier signé avec le Département, nous avons en gestion 480 millions d’euros de dettes mutualisées avec le Conseil général. Ainsi, la dette de la Métropole, dont l’encours consolidé prévisionnel au 1er janvier 2015 est évalué à 2 142 millions d’euros, est constituée de 7 % d’emprunts classés F6

Réserves foncières : consultez les communes

Réserves foncières : consultez les communes

Monsieur le Président, chers collègues, ce dossier est voté annuellement pour décider les orientations de programmes dans les domaines des réserves foncières et du logement social. Cette année, il prend, comme d’autres, une perspective particulière, car les crédits qui sont votés en Conseil permettront ensuite des mesures d’application qui seront votées par la Commission permanente. Comme vous avez souhaité écarter l’opposition de sa composition, de nombreux Maires ne participeront pas aux décisions qui concernent leurs Communes. Demain, au vu du découpage des circonscriptions que vous avez décidé, ce n’est pas seulement de la Commission permanente, mais du Conseil métropolitain que des Maires seront écartés. Comme le dit un grand élu de Lyon, dans Lyon Citoyen, éditorial de janvier-février 2015 : “la création de Métropole atteste de la capacité lyonnaise à travailler ensemble pour l’intérêt général”. J’espère, monsieur Collomb, puisque c’est de vous qu’il s’agit, que vous saurez mettre vos actes

Internat Favre

Internat Favre

Monsieur le Président, chers collègues, comme mes collègues, je souhaite utiliser cette délibération qui concerne la protection de l’enfance pour parler aussi de l’Internat Favre. Comme vous le savez, c’est un internat municipal depuis 1925, même si en 2005 l’Etat a participé à son financement, qui est, depuis 2011, à hauteur de 200 000 euros par an, jusqu’en 2014. Monsieur Collomb, en janvier 2011, vous souhaitiez que le Département investisse davantage. Vous disiez le 29 octobre 2010, je cite : “J’ai écrit au Conseil général, puisque les internats de ce type sont la responsabilité du Conseil général.” Vous voilà maintenant devant vos responsabilités. Est‑ce que ce que vous disiez en 2010 n’était qu’une formule pour justifier votre désengagement ? Si vous le pensiez vraiment, pourquoi ne pas faire aujourd’hui, alors que vous récupérez les compétences du Conseil général, ce que vous souhaitiez hier ? Ce double langage n’honore pas la

Métropole : une commission spéciale trop floue

Métropole : une commission spéciale trop floue

Merci, monsieur le Président. Nous sommes nombreux ici à assister à la Commission Métropole, qui a vocation à traiter des enjeux et des thèmes justement de la création de cette Métropole. C’est une bonne initiative que vous avez eue, monsieur le Président. Si son existence nous satisfait, son utilité nous interroge parfois. Nous avons été nombreux à constater, parmi toutes les sensibilités politiques, que lorsque nous posons une question précise sur la Séance publique du Conseil du 26 janvier 2015 41 mise en œuvre et le devenir de certaines compétences, nous n’avons malheureusement pas de réponse précise. Je ne parle pas ici des aspects techniques, qui relèvent de l’administration, je pointe bien les orientations politiques de l’exécutif. Je pourrais citer de nombreux exemples que nous avons déjà évoqués en séance. Ce sont, entre autres, les transferts de pouvoir de police des immeubles menaçant ruine. On nous dit que nous sera

CLECRT : osez l’ouverture

CLECRT : osez l’ouverture

Monsieur le Président, mes chers collègues, mon intervention ne vous surprendra pas, elle se veut contestataire de la composition de la CLECRT. Elle ne peut vous surprendre, car j’ai déjà évoqué ce sujet devant vous, au Conseil de décembre 2014, lors du vote du protocole financier, et plus récemment lors de la séance d’installation de la Métropole. Ce qui n’est pas non plus surprenant, c’est d’avoir à interpeller toujours et encore sur le non-respect de la démocratie dans cette assemblée. A ce sujet, j’ouvre une parenthèse, sur les derniers votes concernant l’exécutif. Combien c’est, à la Métropole, un exercice risqué d’oser user simplement de son droit de vote et d’éligibilité, sans avoir obtenu en amont l’adoubement du Président actuel de la Métropole, du camarade socialiste, comme le rappelaient nos collègues communistes. J’en reviens donc à cette fameuse CLECRT. Vous nous proposez de reconduire sa composition à l’identique. Je ne conteste

Indemnités : contre

Indemnités : contre

Monsieur le Président, mes chers collègues, le rapport sur les indemnités est un rapport habituel dans les collectivités qui, d’ordinaire, donne peu à discussion, car, ne nous voilons pas la face, ce n’est pas le rapport que les élus aiment à discuter à l’extérieur de l’assemblée. Si ce rapport a pris un intérêt tout particulier, c’est parce qu’il se trouve pris au cœur de considérations politiques qui, encore une fois, révèlent votre incapacité à travailler en transparence, quitte, pour vous, à couvrir d’opprobre la classe politique tout entière. Je rappelle que le choix des indemnités devait être discuté en groupe de travail règlement intérieur, afin d’échanger entre tous les groupes. Comme pour la Commission permanente, vous avez refusé de donner votre proposition à l’avance, préférant l’opacité et, en tout cas, pour l’opposition, nous l’avons découverte dans les rapports transmis pour ce Conseil. Concernant le montant global de la masse indemnitaire