Rénovation urbaine… c’est quoi la suite ?

Rénovation urbaine… c’est quoi la suite ?

Monsieur le Président, mes chers collègues, après plusieurs années de travaux, les quatre avenants de clôture qui nous sont soumis plus celui de La Duchère marquent la fin de cinq opérations de rénovation urbaine dans notre agglomération. Ces opérations s’inscrivaient, il faut le rappeler dans le cadre du plan national de rénovation urbaine initié, il y a une dizaine d’années, par Jean-Louis Borloo alors Ministre de la Ville. Si j’estime important de le rappeler aujourd’hui, c’est aussi pour que chacun se souvienne, monsieur le Président, que depuis 10 ans, vous n’avez eu de cesse de vous attribuer la paternité de ces réalisations tout en dénonçant la faiblesse de l’engagement de l’État, sans qui, convenez-en, rien n’aurait été possible. Il est particulièrement important de remettre les choses en perspective ce soir ! Il revient, en effet, au Gouvernement que vous soutenez de poursuivre le travail effectué depuis dix ans. S’arrêter au

ARALIS : une étrange convention d’objectifs

ARALIS : une étrange convention d’objectifs

Monsieur le Président et chers collègues, ce rapport va retenir l’approbation du groupe UMP et donc, je tenais à intervenir pour attirer l’attention sur le projet de convention d’objectifs entre l’association ARALIS, la Communauté urbaine de Lyon et l’Etat. L’objectif est de valider le plan stratégique du patrimoine d’ARALIS, de préserver un parc de logements d’urgence et d’inciter au développement de la mobilité résidentielle, par la création notamment de résidences sociales. Ces résidences seront issues de la rénovation et de la transformation de foyers de travailleurs migrants. Je souhaiterai attirer votre attention sur plusieurs points : s’agissant d’une convention d’objectifs chiffrés, il aurait été opportun de demander l’avis des communes concernées par la convention notamment sur le plan du patrimoine de l’association. Nous parlons ici d’une convention d’objectifs n’ayant pas pour objet d’apporter de financement et c’est bien là que le bât blesse car il est, à mon sens nécessaire,

Réaménagement de la place du Général Leclerc à la Mulatière : enfin !

Réaménagement de la place du Général Leclerc à la Mulatière : enfin !

Monsieur le Président et chers collègues, il nous est proposé dans ce rapport le bilan de clôture pour le réaménagement de la place Leclerc à La Mulatière et de donner quitus à la SERL, maître d’ouvrage délégué. Il s’agit là de l’aboutissement de la procédure administrative pour lequel on ne peut être que d’accord. Si je souhaite intervenir brièvement, c’est pour rappeler le calendrier de ce programme, qui concerne un projet de dimension limitée, une placette dit le rapport. La décision du réaménagement, déjà en discussion sous mon prédécesseur, est validée début 2003, l’essentiel des travaux sera finalement terminé fin 2011, la réception du chantier, après levées de réserves qui mettront presque 2 ans, sera faite en 2013. Il aura donc fallu 11 ans, pratiquement 2 mandats, pour voir s’accomplir une réalisation minime à l’échelle du Grand Lyon, mais très importante pour les habitants de ce quartier à qui elle

Projet Part-Dieu : un quartier à vivre, mais pour ses habitants !

Projet Part-Dieu : un quartier à vivre, mais pour ses habitants !

Chers collègues, la Part-Dieu nouvelle devra être effectivement un quartier à vivre, pour ses visiteurs, mais aussi pour ses habitants. Cette délibération est, comme on l’a vu, l’occasion de le réaffirmer. Quelques mots sur le bilan de la concertation préalable, il faut effectivement souligner la forte mobilisation des habitants. Une mobilisation bien compréhensible puisque 200 familles sont concernées par la disparition programmée de leur logement. Un logement qui correspond bien souvent à un projet de vie, et dont la disparition, même à l’horizon 2020, crée pour eux une forte incertitude. Mobilisation, et même émotion légitime des habitants, puisque sur cette question du logement, votre projet PartDieu 2020 était mal engagé : Vous voulez densifier l’habitat en centre-ville, mais parmi les premières réalisations, il y a des démolitions de dizaines de logements. Certains des habitants concernés l’ont appris lors de réunions publiques, en réponse à des questions de la salle ! Et puis, il y a eu le mémorable

Subvention au profit de l’Association nationale des Présidents de Conseils de développement

Subvention au profit de l’Association nationale des Présidents de Conseils de développement

Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport nous propose de voter une nouvelle subvention au profit de l’Association nationale des Présidents de Conseils de développement, dont est membre le Conseil du Grand Lyon, présidée par madame Anne-Marie Comparini. C’est vrai que cette nomination est intervenue après les élections municipales. Je crois même que madame Comparini vous a publiquement soutenu à l’occasion de ces élections. Ne voyez aucune malice de notre part pour voir une relation de cause à effets ! J’apporterai néanmoins deux éclairages sur notre position. D’abord, sur un problème de forme. Ce dossier a été présenté en commission avec pour le moins une faible argumentation. Le Président de la commission découvrait sur le moment cette instance et madame Vullien, volant à son secours, nous indiquait qu’une réunion était prévue pour donner des éléments d’information mais seulement, mes chers collègues, le 8 décembre ! Les services étaient en

Pour du logement abordable

Pour du logement abordable

Monsieur le Président, si vous m’y autorisez, puisque la question de l’aide à la pierre a été abordée par madame Brugnera, j’avais une l’intervention prévue à la fin de ce Conseil, je vais donc la faire très rapidement dans la foulée de cette décision modificative. Je vais prendre une minute trente, si vous m’y autorisez ; je retire deux minutes, donc vous voyez, vous y gagnez. Au-delà de cette question bien sûr des bilans comptables des opérations d’aide à la pierre où, bien entendu, un marché, une construction a une vie, on voulait faire part, à l’occasion de cette délibération donc de cette décision modificative sur l’aide à la pierre, de notre inquiétude sur les budgets de l’Etat, dans le domaine du logement, inquiétude sur l’avenir, sur la rupture de confiance entre les investisseurs et l’Etat et donc sur la difficulté à produire du logement mais également, inquiétude face aux

Finances : beaucoup de confusion

Finances : beaucoup de confusion

Monsieur le Président, chers collègues, j’interviens sur les rapports numéros 2014-0376, 2014-0377 et 2014-0379 et je distinguerai nos positions de vote. Monsieur le Président, vous vous congratulez régulièrement d’agir dans la transparence financière. Monsieur Brumm, Vice-président aux finances le répète souvent -même s’il n’était pas présent à la dernière commission finances-. Vous ne nous cachez rien -dites-vous- mais, si rien n’est caché, en tout cas, vous ne nous dites pas tout et ce qui est dit n’est pas toujours très clair. Or, dans cette période charnière entre la disparition du Grand Lyon et la naissance de la Métropole, nous avons besoin d’avoir les idées claires sur l’état de notre collectivité et son devenir, plus particulièrement sur les questions financières. Sur son devenir, nous avons vu, avec la Commission générale qui vient de s’achever, que malgré tous les efforts marketing que vous faites pour faire accepter votre vision de la Métropole,

Pour une Université de Lyon plus visible

Pour une Université de Lyon plus visible

Monsieur le Président, mes chers collègues, la présente délibération porte sur une subvention importante que nous allons verser à la COMUE et nous ne pouvons que nous réjouir du soutien financier de la Communauté urbaine à ce qui représente l’excellence académique et scientifique de notre Métropole. Laissez-moi toutefois prendre un peu de distance avec la lettre de ce rapport et me pencher sur ce qui fonde notre attractivité. Les universités mondiales sont soumises à de nombreuses évaluations et classements, dont le plus connu est le parfois controversé classement de Shanghai. Mettons-nous dans la peau d’un chercheur américain ou asiatique qui consulterait la version 2014 de ce classement pour connaître les meilleures universités françaises. Il constaterait que les trois meilleures françaises sont parisiennes, ce qui n’a rien d’exceptionnel, que la quatrième est l’université de Strasbourg, la cinquième l’université d’Aix-Marseille, la sixième est l’université de Grenoble et que, dans le peloton des

Contrat de Projet Etat-Région (CPER) : qu’est-il acté pour la Métropole ?

Contrat de Projet Etat-Région (CPER) : qu’est-il acté pour la Métropole ?

Monsieur le Président, mes chers collègues, ces deux délibérations qui concernent le CPER nous permettent de relayer nos plus vives inquiétudes quant à la mise en place des futurs CPER qui, rappelons-le, devaient originellement être signés à l’été 2014. Le grand flou, à quelques mois des signatures, qui entoure aussi bien les montants que les axes qui seront privilégiés localement par les CPER est pour le moins surprenant. Il est très difficile aujourd’hui d’imaginer quelles seront les priorités de ce CPER au niveau RhôneAlpes Auvergne. Rappelons que la circulaire du 2 août 2013 du Premier Ministre proposait six priorités aux Régions : l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, les filières d’avenir et l’usine du futur, la mobilité multimodale, la couverture des territoires par le très haut débit la transition écologique et énergétique. Or, quelques mois plus tard, dans une nouvelle circulaire datée du 15 novembre, le Premier Ministre ajoutait encore d’autres termes prioritaires à ceux retenus le 2 août,

Musée des Confluences : combien ?

Musée des Confluences :  combien ?

Monsieur le Président, chers collègues, comme lors d’un récent Conseil de communauté, nous sommes sollicités pour nous prononcer sur une dépense afférente ou liée au musée des Confluences dont l’ouvrage et son fonctionnement reviendront, au 1er janvier 2015, à la nouvelle Métropole, soit dans moins de soixante jours. Notre groupe votera ce rapport. Cependant, à moins de soixante jours du passage à la Métropole, nous ne disposons d’aucun coût clair et actualisé de la réalisation du musée, laquelle continue manifestement et certainement continuera encore dans le futur de nécessiter des engagements financiers de notre assemblée et, au demeurant, de façon dispersée. À moins de soixante jours, il conviendrait enfin de donner le coût financier du musée des Confluences que vous devez prendre en compte dans ce que vous avez appelé “l’atterrissage” des investissements et, plus globalement, de l’ensemble des charges de la future Métropole, dont celles provenant de l’actuel Département du Rhône. Ma question est donc la suivante :

PPP pour le boulevard périphérique nord de Lyon : un choix justement pesé ?

PPP pour le boulevard périphérique nord de Lyon : un choix justement pesé ?

Monsieur le Président, mes chers collègues, cette délibération qui nous demande d’autoriser le Président de la Communauté urbaine à signer un PPP est intéressante à plus d’un titre. D’abord, sur le choix même de la procédure : cette procédure, utilisée pour la première fois dans notre Communauté urbaine, connaîtra certainement une forte croissance du fait de la raréfaction des moyens dédiés à l’investissement public. Notre groupe approuve ce choix de procédure mais il s’interroge, monsieur le Président, sur votre total engagement dans ce rapport. En effet, il n’y a pas si longtemps, en juin 2014, vous expliquiez à la presse que, pour Lyon -je vous cite- : “Nous ne sommes pas vraiment amateurs de partenariat public-privé“. Devons-nous en déduire que ce qui n’est pas bon pour Lyon peut être acceptable pour la Communauté urbaine ? Ensuite, sur le choix de la société Fayat : cette société, nous la connaissons tous

Rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la SERL (2007-2012)

Rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la SERL (2007-2012)

Monsieur le Président, mes chers collègues, à l’occasion du rapport de la CRC sur la SERL, nous souhaitons vous interpeller sur plusieurs sujets mis en évidence dans le rapport, liés au fonctionnement interne de la société d’économie mixte tout d’abord et à son avenir ensuite. Un questionnement sur son fonctionnement interne qui, même si ce n’est le sujet principal, mérite cependant d’être évoqué : nous regrettons qu’une partie importante du rapport souligne des faiblesses au niveau de la gouvernance en relevant des anomalies et un manque d’information à l’égard du Conseil d’administration. Concernant entre autres les conditions de rémunération des cadres dirigeants et des facilités de paiement données au Président du Conseil d’administration, nous avons bien noté, dans le courrier de réponse de la SERL, les éléments de correction qui sont proposés. Il n’en reste pas moins que, dans la période difficile que nous vivons, ce sont bien ces dérives,

Règlement intérieur de la Société Publique Locale (SPL) Lyon Part-Dieu

Règlement intérieur de la Société Publique Locale (SPL) Lyon Part-Dieu

Merci, monsieur le Président. Je ne retire pas mon intervention parce que je tiens justement à remercier la tenue des débats. Donc, effectivement, on a ici un dossier très technique en l’occurrence le règlement intérieur de la SPL Lyon Part-Dieu qui a particulièrement intéressé notre groupe. Il nous est apparu effectivement, initialement que la rédaction proposée présentait quelques lacunes et des imprécisions juridiques. Or chacun sait, et mes collègues Maires particulièrement, combien notre société est basée aujourd’hui sur le recours juridique. Notre souhait était donc d’apporter à notre collectivité une meilleure sécurité. Et donc, c’est pour cela, nous avons déposé un vœu en commission qui présentait neuf points. Et, à l’issue des débats, de bonne tenue, je tiens à préciser, que nous avons eus ensemble, nous avons accepté de retirer trois points, considérant qu’ils étaient redondants avec les statuts ou avec des parties déjà écrites dans le règlement intérieur. Les

2020 : un découpage électoral partisan

2020 : un découpage électoral partisan

Monsieur le Président, mes chers collègues, j’interviendrai sur le même dossier que les orateurs précédents bien sûr, c’est-à-dire sur le découpage électoral de la future Métropole. Je vous remercie de la présentation qui vient d’être faite et j’espère que celle-ci avait été expliquée aux Maires qui ont voté pour vous le 16 avril dernier, monsieur le Président. Je reviens d’abord sur la méthode dite “de concertation” sur ce découpage. Pour notre groupe, la concertation a consisté en un entretien le dimanche 12 octobre avec le Préfet du Rhône, lors duquel il nous a été communiqué une carte grossière de la future Métropole, des extraits du code électoral, une note sommaire d’une page et, en revanche, une belle carte en couleur et précise du charcutage du 3° arrondissement de Lyon qui semble beaucoup vous préoccuper. Suite à ce rendez-vous, il nous a été demandé de répondre sous deux jours, tant les contraintes de calendrier pèseraient fortement sur ce