Alice DE MALLIARD – SRADDET

Alice DE MALLIARD – SRADDET

Monsieur le Président, mes chers collègues.     Encore une fois nous nous devons d’appliquer la législation qui impose aux collectivités de se doter d’un document administratif, ici le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires, qui revient à la compétence de la Région. C’est un rapport ambitieux puisqu’il doit traiter de l’équilibre des territoires, de l’implantation des infrastructures, de l’habitat, des transports, et d’un ensemble de problématiques essentielles à la protection de l’environnement comme la gestion des déchets, la pollution de l’air, la lutte contre le changement climatique Le SRADDET propose une ambition forte et c’est avec satisfaction que nous avons constaté que la Métropole de Lyon s’intègre dans la rédaction générale avec quelques réserves sur lesquelles nous allons discuter.      Pour qu’un tel schéma ait un impact et qu’il ne soit pas qu’une belle dissertation, le choix a été fait d’un rapport simple, utile et

Stéphane GUILLAND – Aide aux commerçants

Stéphane GUILLAND – Aide aux commerçants

Monsieur le Président, Les conséquences du mouvement des Gilets jaunes qui au fil des samedis a pris des accents de violence incroyable remettent en cause la liberté d’aller et venir mais aussi la liberté du commerce, ce dernier principe remontant à 1791. Au-delà, ce mouvement a des conséquences dramatiques sur le commerce de centre-ville. En ayant un peu insisté, la présidente du Sytral a, lors du dernier comité syndical, répondu sur le coût du mouvement au niveau des transports en commun, coût qui avoisine les 280 000 € (vandalisme, perte d’exploitation, renfort d’effectifs). Pour autant, la situation des commerces lyonnais est autrement plus dramatique, preuves à l’appui : J’ai lu avec attention le rapport d’information sénatorial sur ce sujet, rédigé par Evelyne RENAUD-GARABEDIAN qui indique pour Lyon que 20% des entreprises auraient licencié ou effectué des démarches de chômage partiel. Toujours dans ce rapport pour lequel ont été auditionnés la CCI Lyon

Alexandre VINCENDET – Aide de la métropole aux communes

Alexandre VINCENDET – Aide de la métropole aux communes

Monsieur le Président, mes chers collègues, Quelle joie et quelle immense surprise de constater qu’à un an des élections, la Métropole entrouvre son portefeuille ! Cette attitude particulièrement responsable et sans aucun doute dénuée d’intérêt politicien représente il est vrai tellement le nouveau monde… Alors oui, évidemment nous voterons cette délibération, ce qui vous permettra bien évidemment de claironner devant la presse à quel point vous parvenez à obtenir l’unanimité sur des dossiers si difficiles. Toutefois, une question, et pas des moindres, demeure. Vous nous expliquez qu’il est prévu une concertation pour réformer le mode de calcul de la DSC. Dans le nouveau monde, réformer, c’est un synonyme de « sabrer », précisons-le à ceux qui liraient les documents au premier degré. Et cette concertation, vous vous gardez bien de donner la moindre précision sur ce qu’elle recoupe, sur les acteurs qu’elle implique, sur la façon dont elle sera menée… Vous le savez,

Christophe QUINIOU – ATMO, un expert pour la Métropole

Christophe QUINIOU – ATMO, un expert pour la Métropole

Monsieur le Président, chers collègues,   On n’améliore que ce que l’on mesure.   C’est en 1999 que j’ai commencé à travailler avec COPARLY. À l’époque, jeune ingénieur environnement, je m’applique à définir les bases d’un inventaire des émissions polluantes en région Rhône-Alpes, étape indispensable à la réalisation de simulation de qualité de l’air. À l’époque, ce sont les industriels, et notamment ceux de la vallée de la chimie qui mettent en œuvre ces outils.   Car Lyon est une ville industrielle et depuis 1962, des mesures sont faites, principalement pour surveiller les conséquences de l’utilisation de fiouls lourds chargés en soufre, qui conduisent à des épisodes de pollution soufrées, le dioxyde de soufre, le SO2. Rapidement chacun s’organise et sur l’agglomération lyonnaise pas moins de trois réseaux, coexistent, ceux des industriels et la ville de Lyon avec son département d’écologie urbaine.   C’est dans ce cadre qu’est créé le

Gilles GASCON – Protection des espaces verts

Gilles GASCON – Protection des espaces verts

Monsieur le Président, Mes chers collègues.   Cette délibération qui est proposée à notre vote tombe à point nommé. Si elle appellera bien évidemment un vote favorable de la part de notre groupe, elle nous permet d’étendre très largement le débat sur la question de la place des espaces verts, naturels, agricoles et boisés dans notre métropole. Les outils de protection de nos espaces naturels et agricoles tels que les PENAP sont une excellente chose. Comme cela a été dit et écrit, ces PENAP pérennisent la vocation et l’usage de ces espaces. La pression foncière est telle que si nous ne sanctuarisons pas de manière forte les derniers espaces de ce type qui nous restent, nous courrons à une catastrophe écologique de grande ampleur. Mais nous devons faire preuve aujourd’hui d’une plus grande ambition. J’irai jusqu’à dire que nous devons remettre en cause nos modèles de développement urbain.   Les

Philippe COCHET – Retour sur le conseil du 24 juin

Philippe COCHET – Retour sur le conseil du 24 juin

Monsieur le 1er Vice-président, Mes chers collègues,   Nous siégeons aujourd’hui pour adopter les rapports non votés lors du conseil convoqué le 24 juin dernier du fait de l’absence de quorum. C’est le deuxième conseil de la Métropole qui, sous la présidence du Président Kimelfeld, n’a pas pu aller au terme de son ordre du jour du fait de l’absence des membres de votre majorité que l’on pensait pléthorique. C’est d’autant plus regrettable, que lors de deux conseils précédents notre groupe vous avait déjà fait savoir que le quorum n’était plus assuré par votre majorité mais que Les Républicains et Apparentés assureraient ce quorum pour ne pas retarder l’action métropolitaine. Il y a, Monsieur le 1er Vice-président, une urgence à ce que l’exécutif s’assure de l’efficience des élus qui restent dans sa majorité afin que chacun ici se sente responsable du mandat qui lui a été confié par les citoyens.

Agnès GARDON-CHEMAIN – A6 A7

Agnès GARDON-CHEMAIN – A6 A7

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Depuis trois ans déjà, dans cette enceinte certains élus font part d’une analyse concordante. Le maire de Saint-Priest expliquait : « Cela fait des décennies que l’on connait le problème de la traversée de Lyon par l’A6 A7 et alors que l’on avait le loisir de préparer les transferts de flux par un plan sérieux, concerté, organisé et planifié on décide de faire les choses à l’envers : déclasser maintenant et gérer plus tard la mise en œuvre des infrastructures nécessaires pour accompagner le déclassement […] Aucun dispositif sérieux d’accompagnement ne sera mis en œuvre en matière de contournement avant 2025 et l’on utilisera de fait le réseau existant quasi tel quel avec toutes les difficultés qu’il rencontre déjà ».   Le maire de Francheville s’inquiétait : « l’annonce du déclassement n’est pas accompagné de solutions alternatives. Comment allez-vous réussir le tour de

Xavier ODO – Gestion des déchets

Xavier ODO – Gestion des déchets

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Notre groupe vous avait alerté en janvier dernier, sur la situation bancale du contrat de la métropole avec la société EPR. Notre étonnement  était lié au fait que seule la métropole semblait assumer les conséquences financières liées aux difficultés de la société EPR. Rappelons que cette société est chargée d’assumer le retraitement des déchets métropolitains de type PCNC (Papiers Cartons Non Complexés issus de la collecte sélective ou des déchèteries).   Après de nombreux mois de péripéties financières, de procédures de sauvegarde en incapacité à respecter le contrat initial, la Métropole prend une sage décision en mettant fin au contrat de manière anticipée. Notre interpellation de janvier dernier était dans cet esprit-là. Nous avons une convergence de point de vue sur ce choix.    Cet incident doit nous alerter davantage sur les difficultés des filières d’évacuation, de tri et de retraitement des déchets

Philippe COCHET – Une autopromotion un peu voyante

Philippe COCHET – Une autopromotion un peu voyante

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Ce conseil s’annonce long au regard du nombre de rapports à traiter, mais avec des décisions importantes à prendre dans des politiques majeures comme l’aménagement du territoire avec les suites de l’aménagement des ex-autoroutes A6/A7, des transports en commun avec le nœud ferroviaire lyonnais, la stratégie alimentaire…   Il y a quelques semaines, nous étions plusieurs à nous inquiéter que la collectivité soit bloquée par les péripéties politiques du Président, et force est de reconnaitre que notre collectivité continue à agir.   Elle continue à agir sous votre impulsion Monsieur le Président et cela tout le monde a pu s’en rendre compte en lisant la dernière édition du Met, le magazine de notre collectivité. Avec votre photo cerclée en une du magazine, la photo en page 3 pour l’éditorial, votre présence sur une photo en page 5, puis en page 22 avec une

Mohamed RABEHI – PMI’e

Mohamed RABEHI – PMI’e

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Cette délibération, ainsi que les suivantes, nous interpellent sur l’organisation Métropolitaine en matière de gestion de sa compétence insertion.   Sur la gouvernance, je dois avouer que la complexité du dispositif ne participe pas à la simplification qui nous avait été annoncée :   On part d’un PMI’e (Programme Métropolitain d’Insertion pour l’emploi), et on déploie un PTI’e (Pacte Territorial d’Insertion pour l’emploi), lui-même décliné en CTI’e (Comité Territoriaux d’Insertion pour l’emploi). On rajoute un Bureau Stratégique qui va définir les priorités d’actions en fonction des remontées des CTI’e, lui-même s’appuyant sur des groupes de travail d’expertises opérationelles et des comités d’orientation.   Avouez que « Une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! », pour reprendre une expression de grand-mères qui décrit bien cette situation plutôt complexe. Je ne sais pas combien de mes collègues présent ont bien compris ce schéma de

Laurence BALAS – Compte Administratif 2018

Laurence BALAS – Compte Administratif 2018

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Oui Monsieur Brumm, (je m’adresse à vous puisque les présidents ont changé durant ce mandat mais que le responsable des finances est resté le même), Vous avez respecté vos engagements vis à vis de l’Etat puisque vous faites même mieux que demandé : dépenses de fonctionnement contractualisées –1,37% au lieu de +1,19% demandé. Ouf ! Vous dites avoir fait de gros efforts mais en réalité  si les dépenses réelles de fonctionnement baissent d’un petit 1%, les charges à caractère général augmentent de +1,37% soit plus que la contractualisation, et les dépenses de gestion des services sont également en légère hausse.   La diminution constatée ne provient que de la baisse des charges financières et exceptionnelles. Pas de la gestion de l’organisation elle même. Même si la stratégie financière est importante, beaucoup d’interrogations demeurent en cette fin de mandat sur la façon dont vous

Jean-Wilfried MARTIN – Economie solidaire

Jean-Wilfried MARTIN – Economie solidaire

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Cette délibération a pour objet de permettre à la Métropole de Lyon de prendre une participation de 100 000 euros au capital de la SCIC-SAS ILOE, entreprise du secteur social et solidaire.   Cette structure porte les projets d’innovation en économie circulaire, dont entre autre un nouvel outil métropolitain de gestion des déchets hétéroclites par un système territorialisé de coopération entre les acteurs relevant du secteur public, privé et de l’Économie Sociale et Solidaire.   Porter de tels projets ne peut être que valorisant. Le groupe Les Républicains et Apparentés a toujours su dépasser les clivages politiques pour permettre à des administrés éloignés de l’emploi de retrouver une activité professionnelle, et le continuera aujourd’hui en votant ce rapport.   Là n’est pas le débat que nous souhaitons porter aujourd’hui.   Le débat que nous souhaitons porter aujourd’hui a trait au libre accès à

Gilles GASCON – Covoiturage

Gilles GASCON – Covoiturage

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Avec cette deuxième délibération du jour destinée à améliorer les transports dans notre métropole, on pourrait se dire que l’exécutif a enfin décidé de prendre à bras le corps une problématique sur laquelle  je ne cesse  d’intervenir depuis maintenant 5 années.   Une problématique qui n’a pas semblé beaucoup intéresser les exécutifs successifs depuis l’époque de monsieur Michel Noir.   Mais voilà, il y a un hic !   En fait, toutes vos propositions sont encore et toujours centrées autour du déclassement de l’A6-A7.  Les désormais M6-M7 concentrent la majeure partie de vos attentions, de vos réflexions et de vos investissements comme si le reste de la Métropole et tout particulièrement l’Est n’existait pas.   D’ailleurs vous le dites bien dès la première phrase de cette délibération : « en cohérence avec sa décision ambitieuse et innovante de réaliser une voie réservée au

Christophe GIRARD – Travaux vénissieux

Christophe GIRARD – Travaux vénissieux

Monsieur le Président, Mes chers collègues,   Déjà en 2018 j’étais intervenu devant vous au sujet de ce projet de réaménagement de la place Ennemond Romand à Vénissieux dans le quartier du Moulin à Vent. Ce projet, véritable “Arlésienne”, est une illustration concrète des dysfonctionnements entre la ville de Vénissieux et la Métropole. Des dysfonctionnements qui remontent au Grand Lyon et même l’époque de la CourLy. Il faut en effet savoir que l’histoire de ce projet dure depuis déjà quelques 25 années alors même que les habitants du quartier en font une demande incessante “depuis toujours”, notamment, à l’époque de la dynamique association du “Cadre de vie du Moulin à Vent” aujourd’hui totalement essoufflée. De toute évidence, la lenteur de la mise en œuvre de ce projet incombe à la ville de Vénissieux qui n’a jamais mis, ni l’énergie, ni la volonté nécessaire pour le faire avancer.   Je tiens