François-Noël Buffet

François-Noël Buffet
Sénateur-Maire d’Oullins
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président, chers collègues, simplement quelques observations à l’occasion de cette délibération. Il n’est pas question de remettre en cause que la subvention accordée à l’Agence d’urbanisme soit un peu en baisse puisqu’elle participe à l’effort général. La question n’est pas celle-ci.

En revanche, la Communauté urbaine est tout de même le premier bailleur de fonds de l’Agence d’urbanisme puisque sa participation est considérable et que nous savons que 84 % du coût de l’Agence d’urbanisme, c’est la masse salariale. J’ai posé la question à la commission sur le devenir de l’Agence, non pas dans son existence même mais à l’égard de l’ensemble de ses salariés et tout particulièrement dans le contexte actuel de révision du PLU-H et d’autres enjeux.

Je voudrais simplement, à l’occasion de ce débat, peut-être poser la question collectivement sur l’avenir de l’Agence d’urbanisme. Je parle plus sur le plan structurel et de sa composition. Certes, nous avions déjà augmenté les partenaires au tour de table pour essayer de capter quelques fonds de bienvenue. Il est possible de le faire encore, bien évidemment.

Mais ne faut-il pas se poser la question dès maintenant de savoir s’il ne faut pas aller plus loin sur la fusion des trois agences, en tous les cas un rapprochement encore plus grand qu’il n’existe aujourd’hui, entre Saint Etienne bien sûr et Grenoble. Je parle sur le principe, en tous les cas. Ou essayer de positionner l’Agence, très vite maintenant, sur l’aire métropolitaine en assurant un tour de table qui soit un tour de table institutionnel. Il nous a été dit en commission que l’on pourrait demander à des bailleurs sociaux de venir. Mon inquiétude ce n’est pas que les bailleurs sociaux viennent, c’est que, malgré tout, l’Agence a un fond de connaissances extrêmement important et qu’il ne faut pas que les gens qui sont autour de la table confondent tout : la participation à l’Agence pour obtenir des études mais, en même temps, avoir des informations suffisamment importantes avant tout le monde et en tirer un certain bénéfice -si je peux me permettre cette expression‑là- ou un avantage plutôt qu’un bénéfice.

C’est la raison pour laquelle, à l’occasion de cette délibération, je souhaiterais, monsieur le Président, que le Vice-Président en charge, notre collègue Le Faou, nous dise comment on peut repositionner l’Agence de façon structurelle à l’échelle de cette aire urbaine, de manière à assurer sa pérennité dans le travail de fond qui est le sien.

Parce qu’aujourd’hui -faut-il le dire et j’en terminerai par ici-, beaucoup sont autour de la table pour venir chercher un intérêt strictement personnel, pour sa collectivité et peu pour la vision générale qui est nécessaire à l’Agence et son positionnement j’allais dire supra-communal, ou supraintercommunal, ou supra-institutionnel, dans les démarches qui sont les siennes.

Merci de votre attention.

Quel avenir pour l’Agence d’urbanisme ?