Christophe Quiniou

Christophe QUINIOU
Conseiller municipal de Meyzieu
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président et chers collègues, ce rapport va retenir l’approbation du groupe UMP et donc, je tenais à intervenir pour attirer l’attention sur le projet de convention d’objectifs entre l’association ARALIS, la Communauté urbaine de Lyon et l’Etat. L’objectif est de valider le plan stratégique du patrimoine d’ARALIS, de préserver un parc de logements d’urgence et d’inciter au développement de la mobilité résidentielle, par la création notamment de résidences sociales. Ces résidences seront issues de la rénovation et de la transformation de foyers de travailleurs migrants.

Je souhaiterai attirer votre attention sur plusieurs points : s’agissant d’une convention d’objectifs chiffrés, il aurait été opportun de demander l’avis des communes concernées par la convention notamment sur le plan du patrimoine de l’association.

Nous parlons ici d’une convention d’objectifs n’ayant pas pour objet d’apporter de financement et c’est bien là que le bât blesse car il est, à mon sens nécessaire, de mettre en place de réels moyens financiers pour permettre une mise en œuvre rapide des projets de réhabilitation.

A Meyzieu, le site des Sept Chemins qui comprend un ancien foyer de travailleurs migrants transformé en foyer d’hébergement d’urgence, de 120 chambres et 40 chambres, payant nécessite une réhabilitation lourde, voire une démolition-reconstruction.

  • Cependant, comment financer un tel projet ?
  • Où trouver le nécessaire ?

La question se pose dans des termes identiques pour la création des résidences sociales. Le foyer d’hébergement d’urgence de Meyzieu a fait l’objet d’un incendie, il y a environ cinq ans, nécessitant le relogement en urgence de résidants à l’hôtel.

Il accueille aujourd’hui des familles et des enfants dans des chambres de sept mètres carrés avec des sanitaires et cuisine partagés sur le pallier. De plus, il est situé en limite de zone industrielle, loin des services publics et des commerces.

La durée de séjour dépasse souvent les 18 mois. L’absence de perspective et la promiscuité créent des tensions souvent difficiles à gérer. Il est bien de vouloir maintenir des capacités d’hébergement d’urgence dans l’agglomération. Mais, cet accueil doit se faire dans des conditions dignes et en toute sécurité.

Merci.

ARALIS : une étrange convention d’objectifs