Monsieur le Président, chers collègues, c’est à la faveur de cette délibération que revient en débat dans notre assemblée le projet de l’Anneau des sciences. Il a été l’objet -et cela a été rappelé par d’autres intervenants- de longs débats, de longues discussions voire même de combats un peu tendus au sein de cette assemblée. Mais le débat public du mois de novembre 2012 au mois d’avril 2013 est venu apporter, ou proposer en tous les cas, un projet de tracé que nous connaissons tous dans cette assemblée.

L’objectif désormais est, sans remettre en cause le principe et le projet lui-même, d’aller plus loin dans les études avant l’enquête publique. Les questions qui se posent aujourd’hui se posent dans un contexte un petit peu différent des années précédentes puisque nous sommes inscrits désormais, en termes de calendrier, dans une situation qui fait que le déclassement de l’A6-A7 et les projets de grands contournements -et singulièrement des projets de grand contournement sur l’est lyonnais- qui ont été évoqués également dans cette assemblée sont aujourd’hui, eux aussi, ressortis des cartons et que nous avons donc nécessité de trouver des points clairs en matière de calendrier de façon à ce que les uns ou les autres, dans ces différentes initiatives, ne soient dans des situations extrêmement difficiles, singulièrement en matière de gestion des trafics et des conséquences du déclassement de l’A6-A7, à la fois sur le territoire de l’est lyonnais mais également -et je parle au nom des collègues de l’ouest lyonnais- sur notre secteur car nous savons que tout cela n’est pas non plus sans incidence.

C’est la raison pour laquelle, en lisant la délibération et en voyant qu’elle fait référence à la fois au tracé mais également aux modes de financement, nous avons deux questions principales qui se posent.

La première, si depuis la date du débat public des études ont été faites en interne dans cette maison en prévision de cette préparation, y a-t-il eu des évolutions en ce qui concerne le tracé lui-même, si ce n’est en tous les cas des aménagements de ce tracé tel qu’il est issu du débat public ?

Deuxième chose, en matière de financement de ce projet, on voit qu’est reposée dans le débat la question de la manière dont la Métropole va pouvoir le réaliser et, singulièrement, la question du refus de l’Europe de nous financer cet ouvrage se pose -pourquoi l’Europe a-t-elle refusé de nous financer cet ouvrage ?- puisque vous aviez présenté cette délibération au Conseil de Métropole -je crois au mois de février 2015, sauf erreur de ma part ; s’il y a erreur, je vous prie de m’en excuser-.

La troisième question, qui est plus directement celle de la concertation à l’occasion de cette période d’études et d’analyses, des Communes du territoire -et j’allais dire de toutes les Communes du territoire- afin de savoir exactement comment les choses s’engagent. Je redis, le groupe Les Républicains votera positivement cette délibération. Encore faut-il que nous soyons associés à la démarche dès maintenant car, comme cela avait été le cas au moment de la réalisation du tronçon nord du périphérique, des mesures dites “d’accompagnement” pour les territoires et les communes impactés avaient été mises en place -elles étaient d’ailleurs importantes- et il convient, compte tenu des enjeux de cet ouvrage, que le plus en amont possible les Communes de ce territoire soient parfaitement associées afin que le résultat puisse être à la hauteur des espérances de tout le monde et remplir le rôle qui est le sien, qui est celui évidemment de participer à l’ensemble des politiques de déplacements de la Métropole et, singulièrement pour ce qui concerne notre territoire, de protéger le cœur de la Métropole lyonnaise tel que cela a été le projet d’origine.

Nous savons qu’un certain nombre de points ont évolué. Ils ont évolué d’ailleurs plutôt favorablement, disons-le clairement, mais que nous soyons clairs dans le débat et dans la discussion, nonobstant le fait qu’il faudra sans doute s’interroger aussi sur les conséquences du prolongement du métro à l’hôpital Lyon-sud, peut-être à terme au niveau de l’autoroute A450, que ce projet-là qui est en cours et qui démarre, qui est une bonne chose -je le redis, nous le redisons à ce Conseil de Métropole-, doit être aussi pris en considération compte tenu des délais qui s’ouvrent à nous dans la réalisation de ces ouvrages.

Merci à chacun et chacune d’entre vous de votre attention.

Anneau des Sciences