La Métropole de Lyon qui exerce la compétence tourisme perçoit la taxe de séjour dont elle fixe les tarifs par délibération du Conseil de la Métropole.

Cette taxe permet de financer les dépenses liées à la fréquentation touristique ou à la protection des espaces naturels dans un but touristique.

Elle a assuré un produit de 6,6 M€ en 2016, en évolution forte depuis plusieurs années. (5,9 M€ en 2015 et 5,2 M€ en 2014).

Sur la Métropole de Lyon, on dénombre 18 000 lits d’hôtel. À côté de ce service hôtelier classique s’est développée une offre de nuitées de particulier à particulier en réservation par l’intermédiaire de sites internet du type “Airbnb” ou “Le bon coin”.

Lors d’une rencontre avec Stéphane GUILLAND Conseiller métropolitain, Président du groupe Les Républicains à la Ville de Lyon et Philippe COCHET, Maire de Caluire-et-Cuire, Président du groupe Les Républicains et Apparentés à la Métropole de Lyon, les représentants de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie du Rhône ont fait part de leur inquiétude sur la concurrence déloyale exercée par ces plateformes de location.

Cette nouvelle offre proposerait entre 8 900 à 9 700 hébergements sur le même territoire. Ces hébergements sont assujettis à une taxe de 0,83 € par personne et par nuitée. Mais sa collecte est très difficile en l’absence de contrôle préventif.

La loi permet aux collectivités d’imposer une déclaration préalable soumise à enregistrement auprès de la collectivité.
Par délibération du 4 juillet, la ville de Paris a adopté ce principe obligatoire au 1er décembre 2017. À Bordeaux, ce système sera mis en œuvre à compter du 1er mars 2018.
La Métropole de Lyon ne s’est toujours pas saisie du problème.

Le groupe Les Républicains et Apparentés de la Métropole a officiellement demandé à ce que ce dossier soit inscrit en débat lors de la prochaine commission Finances afin de définir les modalités de mise en place d’un contrôle renforcé.

Il est temps d’agir !

Agir en faveur du développement de l’hôtellerie et du tourisme