Mohamed Rabehi

Mohamed RABEHI
1er adjoint au maire de Décines-Charpieu
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président, c’est à nouveau Décines-Charpieu qui intervient comme vous pouvez le constater. Effectivement, dans ce dossier, AGEFOS, qui est un organisme reconnu sur le territoire, en particulier sur ses actions de formation auprès des salariés des entreprises rhône-alpines, n’est pas du tout à incriminer dans sa démarche.

En effet, il propose de développer un programme d’actions afin d’optimiser la composante emploi-compétence-formation autour d’un projet : le futur Grand Stade de Décines-Charpieu -permettez moi cette expression mais c’est bien à Décines-Charpieu que se construit le stade-. La démarche est noble et surtout logique au vu de la manière dont les emplois de ce Grand Stade ont été gérés préalablement dans la phase construction.

Par contre, attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Si une convention a bien été signée entre Uni-Est et l’OL sur les emplois en insertion, dont les résultats prouvent la réussite de l’action, il n’en demeure pas moins que, pour les autres emplois, c’est-à-dire la plus grande majorité -pour ne pas dire 90 %- des 1 000 emplois générés par la construction de ce stade, le manque d’anticipation dans la formation des publics potentiellement recrutables n’a pas permis d’embaucher beaucoup de demandeurs d’emplois dans l’agglomération ; je dis “pas beaucoup” en pensant “très peu” mais, comme il est impossible d’avoir des chiffres précis là-dessus par les entreprises et acteurs de cette construction, je m’en contente et on a encore moins d’informations d’OL Groupe.

Avec madame le Maire de Décines-Charpieu, nous avons déjà sollicité à plusieurs reprises les représentants de l’OL pour  travailler en amont sur cette phase d’exploitation et préparer, avec les acteurs locaux de l’emploi de l’est lyonnais et du territoire de Rhône Amont, la formation des publics qui pourraient
répondre à ces futurs emplois. Il s’agit, de plus, d’emplois dans des secteurs où le Pôle emploi a du mal à trouver des candidats : la restauration, l’hôtellerie, la sécurité, l’entretien.

AGEFOS ici nous propose de faire plusieurs enquêtes qui permettront d’évaluer les besoins en matière d’emplois induits par la construction de ce stade. Soit ! Mais faisons attention à ne pas financer des choses qui sont évidentes. Par exemple, s’interroger sur les besoins des futures implantations sur le lieu du projet, l’OL pourrait y répondre parfaitement -s’il en a la volonté bien entendu- ou encore l’analyse des entreprises impactées par cet équipement peut être faite par les services de la CCI.

En ma qualité de membre du groupe de travail animé par AGEFOS, j’émets les plus grandes réserves sur ce travail car aucun représentant de l’OL ne participe à ce groupe de travail alors que ce sont eux les premiers concernés et que ce sont eux qui détiennent l’information -très confidentielle jusqu’à maintenant- sur les futurs emplois du Grand Stade dans la phase d’exploitation. L’axe 1 du travail d’AGEFOS prévoit cette implication mais nous resterons dans l’attente des conclusions de ce premier axe, dont dépendra toute la suite de l’action d’AGEFOS. En clair, si l’OL ne s’engage pas dans cette action, AGEFOS ne pourra pas mettre son plan d’actions en place.

Enfin, le libellé de la délibération nous fait hésiter car vous nous proposez de voter une subvention de 13 000 € pour un programme d’actions sur 2014 alors qu’il ne s’agit, en fait, que de financer le lancement d’enquêtes qui auront pour objectif de définir les actions à mettre en oeuvre, ce qui laisse penser que la mise en
oeuvre nécessitera elle aussi des financements. Pour tous ces sujets, notre groupe s’abstiendra donc sur ce rapport.

(…) Je vais répondre bien entendu. Nous avons été très clairs : nous émettons des réserves sur la manière dont AGEFOS pourra gérer ce dossier sans la présence
de l’Olympique Lyonnais et sans son implication.

Futurs emplois au Grand Stade
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