Lyon est bien connu pour sa marionnette de Guignol, en cela l’élection du président de la Métropole ne déroge pas à la tradition.

L’élection d’un nouveau président de la Métropole de Lyon était l’occasion d’apporter un renouveau du système politique incarné par Gérard Collomb depuis 16 ans.

Lors de la mise en place de la Métropole et l’élection de la commission permanente nous avions contesté le recroquevillement de cette instance autour des seuls membres de l’exécutif contrairement à ce qui existe dans toutes les autres collectivités françaises (départements et régions) où la représentation est proportionnelle, incluant donc l’opposition.

Nous avions pu réitérer cette demande de nombreuses fois au sein de l’Assemblée comme par exemple le 27 juin 2016 en Conseil de la Métropole par la voix de Patrick Huguet.

Interpellé par notre groupe pour évoquer cette question de gouvernance, le nouveau Président élu, David Kimelfeld nous a opposé une fin de non-recevoir, feignant de découvrir notre demande !

Pire, il a exprimé son incapacité à modifier maintenant la composition des nouvelles instances qui a été, en fait, négociée par l’ancien président !

Comme le chantera après-demain Céline Dion au Grand Stade : « On ne change pas, on met juste les costumes d’autres, et voilà. ». Nul doute que le « nouvel exécutif » emmené par son président accompagné de son premier vice-président, sera au premier rang pour applaudir.

A Lyon, Gérard COLLOMB se réinvente marionnettiste