Philippe COCHET (Député - Maire de Caluire et Cuire)

Philippe COCHET
Caluire et Cuire Député – Maire Président du groupe
Les Républicains & Apparentés

En dotant la Métropole de Lyon d’un statut particulier, le Gouvernement de Manuel Valls voulait créer une tête de pont de la future organisation territoriale française. Il pensait que la suppression du Conseil général du Rhône sur le territoire urbain allait provoquer des économies de structure et une meilleure efficacité des politiques publiques. C’était un objectif partagé, mais c’était sans compter sur la gouvernance de Gérard Collomb dont la vision de l’intérêt général se transforme en la mise en place d’une baronnie personnelle dans laquelle ne trouvent grâce que ceux qui se soumettent à ses désirs.

Notre groupe avait dès l’origine alerté l’exécutif contre plusieurs travers de la réforme gouvernementale. Malheureusement, la construction de la Métropole démontre que ces éléments négatifs prennent l’ascendant sur les effets bénéfiques car la gouvernance met à mal la démocratie locale.

Les exemples sont nombreux et éloquents. Afin de s’assurer une uniformité politique, l’exécutif métropolitain a refusé le principe de parité homme-femme qui l’aurait obligé à écarter une partie des élus avec lesquels il s’était entendu. Ensuite, il a imposé une composition de la Commission permanente, organe qui vote une partie des rapports par délégation du conseil, pour s’assurer que ne siègent dans cet organe que des élus acquis. Cette composition est contraire à la pratique républicaine s’appliquant partout ailleurs en France. Fidèle à sa logique autoritaire, Gérard Collomb a refusé de confier une délégation à Ludivine Piantoni, élue pourtant par le Conseil métropolitain mais non présentée par lui, préférant régler ses comptes avec d’anciens alliés politiques.

Au-delà de la composition des organes c’est par la pratique politique que l’exécutif refuse le débat démocratique. Lors du vote du règlement intérieur, Gérard Collomb a voulu imposer sa rédaction sans ouvrir le débat contradictoire considérant que des réunions préparatoires à huis clos en dehors de toute information au citoyen étaient suffisantes ! Il a refusé que les groupes défendent leurs amendements, il a décidé en violation des règles de notre collectivité de les faire voter en bloc en leur donnant un avis négatif. Ce vote fut organisé dans une telle confusion que de nombreux élus ne furent pas à même d’exprimer une opinion éclairée sur ce qu’ils devaient voter. Au point que Gérard Collomb s’est lui-même trompé dans ses déclarations. Notre collectivité fut humiliée par l’impréparation et l’amateurisme de l’exécutif.

L’internat Favre interdit de débat à la Métropole.

Lors du Conseil du 11 mai dernier, les élus ont souhaité que l’Assemblée échange sur la décision de Gérard Collomb en tant que Maire de Lyon de fermer cet internat existant depuis 1925 et accueillant des enfants en difficultés scolaires, éducatives et sociales. Dossier sur lequel les élus de notre groupe à la ville de Lyon se sont déjà fortement mobilisés.

Un vœu avait été déposé par le groupe GRAM. Il proposait d’étudier l’opportunité du transfert de cet établissement à la Métropole de Lyon compétente en matière de protection de l’enfance.

Le Président a refusé de débattre de ce vœu et de le mettre aux voix. C’est la 2e fois qu’il coupe court au débat. En décembre 2014 il avait déjà interdit le vote du vœu déposé par le groupe Synergies-Avenir sur la délimitation des circonscriptions électorales de la collectivité.

Poursuite de notre opposition contre la hausse des indemnités des élus métropolitains.

Notre groupe avait voté contre la hausse des indemnités des élus métropolitains. Il avait particulièrement dénoncé la création par Gérard Collomb d’une indemnité spécifique non prévue par la loi en faveur des conseillers délégués. Cette indemnité qui représente une hausse de plus de 86% par rapport à un conseiller de base ne se justifie que par les accords politiques et personnels opérés par l’exécutif pour s’assurer du vote de certains élus. Face à ce détournement de l’intérêt général et de l’irrespect du vote des citoyens, notre groupe a déposé un recours devant le Tribunal administratif de Lyon. Il appartient maintenant à la justice de rétablir la légalité au sein de notre institution.

Groupe UMP, Divers droite et Apparentés:

L. BALAS, G. BARRET, I. BASDEREFF, J. BEAUTEMPS, P. BERAT, N. BERRA, P. BLACHE, F-N. BUFFET, P. CHARMOT, P. COCHET, C. COHEN, Y. COMPAN, D. CORSALE, C. CRESPY, I. de LAVERNEE, A. de MALLIARD, L. FAUTRA, G. FENECH, M. FORISSIER, E. FROMAIN, A. GARDON-CHEMAIN, G. GASCON, C. GIRARD, S. GUILLAND, E. HAMELIN, M. HAVARD, Catherine LAVAL, C. LECLERC, J-W. MARTIN, M. MAURICE, J. MOROGE, D. NACHURY, X. ODO, G. PETIT, C. POUZERGUE, C. QUINIOU, M. RABEHI, M. RANTONNET, C. REYNARD, V. SARSELLI, A. VINCENDET.

 

Tribune du groupe Ump, Divers Droite et Apparentés